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[Test] convertisseur McIntosh D100 : le numérique qui sonne analogique

convertisseur-McIntosh D100 Low Angle

Premier convertisseur externe avec entrée USB chez ce géant américain de l’électronique audio de prestige, le D100 McIntosh est aussi un véritable préamplificateur digital et amplificateur pour casque. Une résolution de 32 bits/192 kHz est annoncée, mais l’esthétique "so vintage" n’a pas été oubliée pour autant. Tant mieux pour nos yeux et nos oreilles car nous avons eu la chance de le posséder quelques temps.

McIntosh peut célébrer ses plus de 60 ans avec panache, car cette marque de prestige, a toujours su restée à l’écoute de ses clients tout en leur proposant ce qu’elle pouvait concevoir et construire de mieux. Aujourd’hui, sa politique se refuse à se lancer dans des réalisations qui ne pourraient s'inscrire dans le temps et la durée. Chaque nouveauté n’est donc jamais hasardeuse du point de vue technologique. McIntosh ne lance pas de produit juste pour "sortir" quelque chose à la mode. Chacun de ses appareils est conçu pour remplir son rôle à la perfection tout en conservant un "esprit McIntoshien".

Tout ce préambule pour expliquer quelque peu ce qui a conduit l’équipe de chez McIntosh a concevoir ce convertisseur externe d’aujourd’hui. En fait, ce D100 a été crée pour subvenir à tous les propriétaires d’appareils de la même marque qui ne possèdent pas d’entrée numérique et encore moins d’entrée numérique USB. Il est vrai que les modèles actuels en offrent la possibilité, mais les plus anciennes références non. Ceci expliquant cela. Mais ce D100 peut être aussi considéré comme un appareil totalement autonome dans le sens où il peut être un ticket d’entrée dans la famille McIntosh. Et d’ailleurs le look si "vintage" de cet appareil en est un cadeau supplémentaire.

Un Dac très complet

Le D100 arbore un joli châssis en métal tout en inox avec hanche en aluminium et façade en verre comme d’habitude chez McIntosh. Le panneau de commande dispose d’un potentiomètre de volume sur la droite autorisant une connexion avec un bloc de puissance tandis que de l’autre côté, on trouve le sélecteur de sources. Le D100 offre le choix entre 5 sources numériques : deux coaxiales, deux optiques au standard Toslink et une USB au standard 32 bits/192 kHz.
Sur cette même face avant, une prise casque comme une touche « menu » vont autoriser d’un côté une écoute intimiste au casque et de l’autre de configurer cet appareil. Dans le menu, l’utilisateur pourra choisir entre le mode de volume de sortie fixe ou variable, la luminosité des lettres vertes qui éclaire la façade en verre, vérifier s’il possède la toute dernière version logiciel de l’appareil.

En continuant le tour du D100, et en contournant la façade, nous trouvons disposée toute la connectique avec des belles prises dorées de qualité à l’arrière. Les ingénieurs de chez McIntosh ont doublé les sorties : fixes et variables, plutôt que d’utiliser les mêmes, tout en proposant le mode symétrique par XLR ou asymétrique par RCA. C’est une agréable surprise sans que l’on comprenne l’intérêt technique de ce montage, mais ils doivent avoir leurs raisons, sans nul doute. Ils y ont également placé toute une série de petites prises (trigger, data et relais IR) afin de placer ce préampli/convertisseur dans un système gérable à partir d’un seul appareil McIntosh. Une télécommande est de toute façon fournie.

Une conversion "made in McIntosh"

En regardant à l'intérieur de l’appareil, il semble que McIntosh ait choisi une interface ATMEL 32 bits pour son entrée USB, tandis qu’un circuit Circus Logic CS8416 a en charge le format S/PDIF. Le constructeur ne donnant pas plus d’informations, nous avons noté la présence de plusieurs puces de conversion Texas Instruments qui seraient mis en série pour arriver à la résolution annoncée (4 par canal). Ce principe de conversion dit "Quad Balanced" est identique à celui qui équipe certaines sources haut de gamme chez McIntosh comme le magnifique lecteur MCD1100. D’autre part, il y a une parfaire séparation physique entre le numérique et l’analogique, chacun de ces étages étant monté sur deux cartes individuelles. L’alimentation part d’un transformateur R-Core fixé sur le fond de l’appareil. Là aussi, la carte d’alimentation est isolée physiquement des autres circuits. Le montage est impeccablement fait, manifestement avec un soin porté à chaque détail.

Ecoute : ampleur et douceur magistrale

Pour ce test, nous avons intercalé le McIntosh D100 entre notre lecteur CD Esoteric K-05 mis en mode transport, un ordinateur pour l’écoute de fichiers à la mode musique dématérialisée et notre système d’amplification Goldmund (Mimesis 27.5 + 29) avec notre paire d'enceintes Pierre Etienne Léon Alycastre. Le câblage a été, comme d’habitude confié à du Goldmund pour toute la modulation et enceintes. La liaison USB fut, elle, confiée à un Wireworld Starlight Silver et le traitement du courant secteur à un système complet Nordost (câbles + barette secteur).

Opus 3 - Showcase Acoustic Music in Authentic EnvironmentsCe qui surprend le plus dès les toutes premières minutes d’écoute, c’est l’écart entre ce que nous pensions d’un appareil totalement digital et le résultat sonore. Il n’a pas été long pour se rendre compte que ce D100 avait une sonorité très analogique, en dehors de toutes duretés ou stridences dans le haut du spectre. Il donne une ampleur, une majesté au son qui rappelle certaines électroniques à tubes avec ce côté médium très peaufiné, qui œuvre à une image stéréophonique très en matière.

Sur notre disque de test Opus 3 et plus particulièrement le morceau Vaquero, il y a quelque chose de majestueux dans l’image sonore avec tous les divers instruments qui occupent une scène très vaste. Chacun d’entre eux, guitare, accordéon, tambour, castagnettes prennent leur place au sein d’un espace où l'on perçoit toutes les réverbérations de la salle d’enregistrement avec une excellente précision. De plus, on ne peut qu’être séduit aussi par la richesse harmonique des instruments, on retient de la matière, du grain qui donne cette impression de vérité sonore. On est là comme devant un spectacle musical rempli de mille détails mais pas de façon hyper analytique, plutôt bien intégrer au message dans sa globalité.
Sur le morceau suivant, cette sensation de matière est renforcée. L’orgue Hammond B3 (joué par Kjell Ohman) qui a cette sonorité si particulière, si propre à cet instrument est restitué avec de beaucoup de densité. La batterie derrière exploite bien toutes les sonorités de cymbales qui rythment le tout. Idem pour la guitare, on opterait pour un modèle électrique à caisse sans aucune hésitation. Très beau médium, non pas fouillé et hyper détaillé mais plutôt dense et chaleureux.

Antonio Vivaldi-Nisi Dominus Stabat MaterRestant sur cette analyse des timbres, nous sommes ensuite passés à l’écoute du fichier Nisi Dominus de Vivaldi et interprété par le contre-ténor Philippe Jaroussky avec l’ensemble Matheus. Cet enregistrement est idéal pour sentir ou pas l’ambiance de la salle lors de l’enregistrement. Avec le D100, on ne peut rêver mieux tant l’impression de cette salle est parfaite, nous y sommes avec son cortège de réverbérations reproduisant aussi l’extinction des notes de façon très réaliste. Les différents pupitres sont placés parfaitement et l'on partage le suivi mélodique et rythmique de chaque rang d’instruments. Le premier violon brille de mille harmoniques nous restituant cette sonorité légèrement acide de cet instrument avec une belle attaque de note sur les pizzicato du musicien. La scène sonore est majestueuse avec beaucoup d’air entre les interprètes et une dynamique générale réussie.

Ce D100 est assez surprenant quant à sa musicalité. Il est parfaitement dans l’esprit McIntosh où le plaisir d’écoute passe avant toute analyse et décorticage du son. On se voit bien écouter son morceau favori, un bon verre de vin à la main dans le plus grand des conforts. Passionnés d’appareils McIntosh analogiques, vous aviez un doute sur la pertinence d’un DAC sur votre système ? Cet appareil est fait pour vous.

Spécifications

 

  • Entrées numériques : USB 2.0 32 bits/192 kHz
  • Entrées S/PDIF : 2 coaxiale et 2 optique Toslink 24/192 kHz
  • Résolution : 32 bits/192 kHz
  • Sortie analogique : 16 Vrms symétrique (XLR) et 8 Vrms asymétrique (RCA)
  • Impédance de sortie : 44 kΩ (symétrique) et 22 kΩ (asymétrique)
  • Bande passante : 4 Hz à 68 kHz
  • THD : 0.02%
  • Rapport signal bruit : 100 dB
  • Dimensions : 445 x 406 x 98 mm (LxPxH)
  • Prix : 3300 €

 

Pour toutes informations : Europe Audio Diffusion : 03 86 33 01 09
Site du constructeur : www.mcintoshlabs.com


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