Beyerdynamic T1 et T5 3rd gen : le 3ème âge pour ces casques HiFi de référence finalement si jeunes

Beyerdynamics T1 T5 3eme gen ONmag couverture

Gamme presque ancienne à l'échelle de la HiFi casquée, la série Tesla de Beyerdynamic accueille sa troisième itération avec des T1 et T5 (appelé T5P dans ses versions précédentes) remis au goût du jour. Un "upgrade" ? Non, un "upgrace", comme le précise la marque en utilisant un jeu de mots intraduisible. Si les évolutions ne devraient pas être de l'ordre de la révolution, le légendaire constructeur allemand continue de porter fièrement la technologie électrodynamique comme un modèle d'avenir.

Deux frères, deux faux jumeaux, deux philosophies

Sans bousculer l'ordre établi, les Beyerdynamic T1 et T5 conservent leurs différences respectives. Ainsi pouvons-nous qualifier ces casques de faux jumeaux. Si leur base technique demeure la même, le T1 est un modèle semi-ouvert, tandis que le T5 est un modèle fermé.

Ces particularités se traduisent extérieurement par deux caractéristiques. Premièrement leurs coussinets (utilisant de la mousse à mémoire de forme dans les deux cas) sont différents : ceux du T1 proposent un revêtement en velours, alors que ceux du T5 sont recouverts de similicuir de haute qualité, plus isolant. Deuxièmement : l'arrière des coques. Là où le T5 conserve une face entièrement close, le T1 est légèrement ajouré, de petites ouvertures étant taillées à travers sa fine plaque en acier. Cette double philosophie permet à Beyerdynamic de s'adapter aux différents utilisateurs, certains préférant l'aération supérieure d'un casque ouvert, d'autres l'effet bulle d'un modèle fermé.

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Velours et coque ajourée : le T1 est pourtant très proche du T5.

Sans le faire de manière totalement explicite, Beyerdynamic présente le T5 comme un casque compatible avec le nomadisme. En effet, son poids de 360 g (identique à celui du T1) reste acceptable pour un tel usage. De plus, l'impédance de seulement 32 Ohms (le constructeur annonce la même pour le T1) est tout à fait compatible avec la tension de sortie des baladeurs ou smartphones. Dernier détail, la longueur du câble détachable est de seulement 1,4 m, contre 3 m sur le T1.

Si la forme générale n'évolue pas, Beyerdynamic propose malgré tout de moderniser les lignes. Ainsi l'arrière de la coque est-il modifié (nous l'évoquions plus haut), en délaissant l'effet de vaguelettes de la génération précédente pour un système en petits points, qui nous l'espérons ne rebutera pas les trypophobes. Bien sûr, les coques en elles-mêmes conservent la même forme et les mêmes dimensions générales.

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De loin, le T5 est extrêmement proche et reste d'aussi belle qualité.

Le système d'accroche des coques (que l'on appelle également "yoke") passe de l'aluminium ajouré assez classique à un aluminium anodisé noir, non-ajouré mais surtout un peu plus élégant, aux reflets finement brossés. La base de l'arceau est également retravaillée, apportant un rendu plus sobre, moins plastique, surmonté du nouveau logo Beryerdynamics.

Enfin, le bandeau repose-tête est recouvert d'alcantara, qui couvre une portion plus grande qu'auparavant. Sur les premiers visuels, cet élargissement semble tout à fait réussi.

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Les deux casques sont fournis avec un câble détachable en Y tressé en tissu, un adaptateur jack 6,35 mm, ainsi qu'une housse de rangement rigide.

 

Tesla, ou l'un des derniers Mohicans

Si le transducteur dynamique est loin d'avoir disparu dans le milieu du casque, même en HiFi, force est de constater que les transducteurs planaires sont les nouveaux rois du secteur haut de gamme. Et pourtant, en perfectionnant son principe de transducteurs Tesla, Beyerdynamic compte toujours s'affirmer comme un constructeur au sommet, à l'image de Sennheiser et son toujours convaincant HD800 S.

Le transducteur de 45 mm, présent sur le T1 et le T5, est encore amélioré par rapport à celui utilisé sur la deuxième génération. Malheureusement, la marque ne précise pas de quel ordre sont lesdites améliorations. Il n'est donc pas impossible qu'il s'agisse simplement d'un réglage plus fin des transducteurs.

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Les particularités du transducteur Tesla ne sont pas révolutionnaires par rapport à un transducteur électrodynamique classique, mais mettent en avant une sérieuse optimisation du flux magnétique, qui lui permettent à la fois d'être un peu plus uniforme suivant les différentes positions de la bobine, mais également de bénéficier d'une sensibilité supérieure. L'unité de champs magnétique de ses moteurs est ainsi supérieure à la moyenne des autres casques, dépassant parfois les 1,2 Tesla, contre moins de 1 en général.

La sonorité du T1 3ème gen est décrite comme extrêmement vaste, proche d'une "expérience 3D", neutre mais avec un très léger boost dans les basses.

 Beyerdynamics T1 T5 03

Quant au T5 3ème gen, il est décrit comme extrêmement réaliste, se concentrant particulièrement sur la clarté des voix.

Cela n'est pas une surprise, puisque l'une des grandes forces des modèles Tesla réside justement dans cette clarté extrême, parfois ressentie comme une certaine sécheresse à l'écoute, en tous cas par certains utilisateurs. En somme, on accroche ou non à la sonorité claire et ultra rapide Tesla, et cela ne devrait pas changer ici.

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Jumeaux jusque dans leur tarification, les Beyerdynamic T1 3ème gen et T5 3ème gen sont déjà disponibles au prix de 1 000 euros tout rond. Un tarif presque mesuré par rapport au très haut de gamme actuel.


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Mots-clés: Beyerdynamic

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