Enceintes multicanal : Klipsch THX UltraII

Spécifications techniques

Enceinte KL-650-THX
- Prix :1340 euros
- Efficacité : 97 dB
- Tweeter : compression, dôme 25,4 mm
- Boomers : 2 x 165 mm Cerametallic

Enceinte KL-525-THX
- Prix :1140 euros
- Efficacité : 94 dB
- Tweeter : compression, dôme 25,4 mm
- Boomers : 2 x 133 mm Cerametallic

Enceinte KS-525-THX
- Prix : 690 euros
- Efficacité : 96 dB
- Tweeters : 2 x compression, dôme 25,4 mm
- Boomers : 2 x 133 mm Cerametallic

Caisson KW-120-THX
- Prix :1440 euros
- Boomer : 305 mm à membrane traitée
Cerametallic

Amplificateur KA-1000-THX
- Prix :1590 euros
- Puissance nominale : 2 x 500 W sous 8 ohms

Pour répondre à la spécificité de chacun des canaux de la norme 7.1, Klipsch propose des enceintes aux caractéristiques optimisées pour chaque voie. Un ensemble aux très hautes performances, certifié Ultra THX 2.


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L’enceinte frontale KL-650-THX apte à la reproduction stéréophonique traditionnelle. Deux boomers de 165 mm à membrane “Cerametallic”, pavillon d’aigu et évent laminaire sous le pavillon.


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Détail des transducteurs disposés en quinconce de l’enceinte d’ambiance KS-525-THX.


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Le caisson de graves KW-120-THX et son respectable boomer “Cerametallic” de 31 cm. Capable de délivrer un niveau sonore de 130 dB à 30 Hz malgré sa relative compacité. Il sera plus à l’aise en salle de taille moyenne.


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L’amplificateur KA-1000- THX dédié au caisson de graves KW-120-THX. Les possibilités sont nombreuses avec notamment un réglage de phase, un réglage de gain, un effet THX débrayable et un réglage de la fréquence de coupure haute du filtre passe-bas.


A l’écoute
Pour tester cet ensemble, nous l’avons associé à l’amplificateur 7.1 AVR-3805 de Denon (dont vous pourrez lire le test dans notre prochain numéro). Conformément aux recommandations de Klipsch, nous avons placé les deux gros caissons de basse côte à côte et nous avons débuté l’écoute en stéréophonie traditionnelle. Nous avons pu constater immédiatement l’efficacité des réglages de l’amplificateur KA-1000-THX. En ajustant leurs positions,l’écoute perd immédiatement son aspect pâteux et mou pour devenir limpide et percutante. Le réglage de phase, entre autres, influe considérablement sur le comportement de l’ensemble. Pour trouver le réglage optimum, il est indispensable de jouer simultanément sur les réglages de gain, de fréquence de coupure et de phase. Il ne faut pas hésiter à revenir de nombreuses fois sur ces ajustements successifs. Une fois l’équilibre trouvé, l’écoute peut réellement débuter.
Le point le plus marquant est le remarquable équilibre tonal général. Ici, nous sommes bien loin des basses ronflantes qu’ont rapidement tendance à délivrer bon nombre de systèmes home-cinéma. Les graves sont d’une incroyable profondeur sans pour autant devenir envahissants. La batterie est la première à tirer pleinement partie de ce comportement dans l’extrême grave. La grosse caisse est percutante et l’on ressent parfaitement l’onde de choc qu’elle engendre. En outre, la précision de l’espace stéréophonique est remarquable.Visiblement, sur les enceintes principales, la proximité du pavillon du tweeter et des boomers joue un rôle important dans la cohérence de phase. Le champ stéréophonique est large et profond. Chaque instrument se détache avec une excellente précision. Le registre aigu est également bien présent sans pour autant être agressif contrairement à ce qu’aurait pu laisser craindre la taille imposante du pavillon des tweeters. Dans le médium, le traitement des membranes n’induit pas de coloration particulière. En somme, la restitution est équilibrée, présente, vivante et bénéficie d’une remarquable dynamique.
Nous avons pu vérifier cette première impression à l’écoute de nos disques habituels.Les sonorités de Vangelis permettent aux caissons de basse de s’exprimer pleinement. Leur intervention sur la limite inférieure de la bande audible est d’une redoutable efficacité sans pour autant être envahissante. Elle ne masque en rien les détails de la musique qui se détachent dans un espace stéréophonique d’une rare ampleur. Les voix et les ambiances jazz sont restituées avec justesse. La batterie, comme nous l’avons déjà mentionné, se pare d’une présence impressionnante. Sa dynamique respire le naturel, des coups de grosse caisse les plus percutants aux subtils feulements des charlestons. Nous n’avons pu résister à écouter quelques plages de Diana Krall. Le timbre de voix est bien respecté et retrouve toute sa chaleur. La chanteuse se positionne bien au centre de la scène sonore avec,peut-être,une très légère accentuation de l’effet de présence. Néanmoins la qualité d’écoute, dans son ensemble, est plus que convaincante et l’excellent comportement dynamique de l’ensemble lui permet d’affronter, sans laisser transparaître la moindre difficulté, les écarts de dynamique les plus hardis.
En mode multicanal, l’écoute d’un SACD nous a permis d’apprécier l’équilibre des canaux arrière par rapport aux voies principales et l’excellente limpidité de la voie centrale. Ici encore, les caissons de basse n’interviennent que pour soutenir l’ensemble,sans jamais tenter de régenter la restitution. Ils semblent quasiment se faire oublier pour voler à la rescousse des enceintes principales dès que leur réponse dans les graves risque d’être prise en défaut.
De même,sur un DVD-vidéo,nous avons apprécié l’effet enveloppant des sons d’ambiance. Tout porte à penser que la curieuse géométrie des enceintes latérales joue efficacement son rôle. Il devient difficile de les localiser.Elles habillent efficacement l’ensemble de la bande sonore. Quant aux effets spéciaux, les caissons les restituent avec une efficacité qui peut tourner à l’exagération pour peu que la sensibilité de leur amplificateur ait été réglée un peu généreusement.

En conclusion
Avec cet ensemble, Klipsch propose un équipement de très haut niveau. Intégralement certifié Ultra THX 2, l’influence du monde professionnel est omniprésente. On la retrouve jusque dans le système de fixation murale dont sont pourvues les enceintes. Une influence qui se retrouve aussi, malheureusement, dans leur design, seul point faible que l’on pourra regretter. Elles donnent plus dans l’efficace que dans l’esthétique. Elles ne trouveront leur place, à notre avis, que dans un local dédié à l’écoute en lui conférant des allures de salle de cinéma. En revanche dynamique et bande-passante ultralarge sont au rendez-vous. Bien que Klipsch recommande son ensemble pour des locaux de taille moyenne, il semble que le terme de « moyenne » soit à prendre au sens américain du terme. Certes il ne permettrait pas de sonoriser Bercy, mais nous envisageons mal son utilisation dans une pièce de 20 m2. Nous sommes bien loin d’une chaîne d’appartement.


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