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Concert "Présences 2015 - les deux Amériques" du 21 février à l'Auditorium Radio France (Paris)

affiche presences 2015 les deux ameriques

Direction : Diego Matheuz
Orchestre Philharmonique de Radio France
Katia et Marielle Labèque, piano
Raphaël Seguinier, percussions
Gonzalo Grau, percussions

Christopher Trapani : Spinning in Infinity pour orchestre et électronique
Esteban Benzecry : Rituales amerindios, tryptique précolombien pour orchestre
Osvaldo Golijov :Nazareno, pour deux pianos, percussions et ensemble (nouvelle version)
Gregory Beller : réalisation informatique musicale Ircam

samedi 21 février 2015, 20h30
Auditorium de Radio France
www.maisondelaradio.fr

Pour le dernier concert de Présences 2015, le public du grand Auditorium de Radio France avait le privilège de se voir proposer trois créations françaises. D’une part, Spinning in Infinity du compositeur nord-américain Christopher Trapani, d’autre part, deux compositeurs venus de l’Amérique du Sud révélaient au public de l’Auditorium Rituales amerindios d’Esteban Benzecry et Nazareno, pour deux pianos, percussions et ensemble d’Osvaldo  Golijov.

En préambule à la première œuvre de ce concert ( Spinning in Infinity), Jean-Pierre Derrien et le compositeur Christopher Trapani, donnaient au public quelques clés permettant au public de mieux saisir les intentions du compositeur.  Relativement brève, la composition de Christopher Trapani possède la particularité de réunir sur la scène de l’Auditorium non seulement un orchestre très fourni mais aussi douze haut-parleurs disséminés dans l’orchestre, nous signalant ainsi que le tissu purement instrumental  est aussi relayé par une musique électronique qui fait elle-aussi partie intégrante de Spinning in Infinity. L’auteur décrit un peu la forme de son œuvre musicale comme une sorte de spirale sonore, évoquant  presque un tourbillon, mais revendique également à propos de cette œuvre des influences littéraires comme celles de David Foster Wallace (La fille aux cheveux étranges, Infinity jest )ainsi que celle de Milan Kundera (La vie est ailleurs, la plaisanterie, l’insoutenable légèreté de l’être).
L’Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé efficacement par Diego Matheuz donne à l’œuvre de Christopher Trapani une image sonore d’une rare cohésion, mettant parfaitement en évidence l’alliage musique électronique et orchestre symphonique. La deuxième œuvre au programme de ce concert nous venait du compositeur argentin Esteban Benzecry. Un compositeur que l’on avait pu apprécier dans le concert de l’Orchestre National de France dirigé  par Giancarlo Guerrero et donné à l’Auditorium deux jours auparavant. L’œuvre se nommait Madre Tierra, diptyque pour orchestre et révélait un compositeur à la palette sonore capable d’évoquer les dieux de cette Amérique du Sud immémoriale, de son immensité, de son mystère. Avec Rituales amerindios, donné le samedi 21 février, Esteban Benzecry, va tout aussi loin dans l’évocation sonore de ce continent presque insondable que constituent les trois  cultures fondamentales qui structurent la mémoire de cette immense région. Il s’agit de la civilisation Aztèque, celle des Mayas et des Incas. L’œuvre d’Esteban Benzecry (Rituales amerindios) se divise en trois parties et possède tout comme l’œuvre précédente donnée le 19 février 2015, les mêmes qualités visionnaires qui musicalement se traduisent par des couleurs instrumentales d’une très grande richesse, submergeant l’auditoire par d’incroyables vagues sonores qui semblent se succéder à l’infini. Diego Matheuz et l’Orchestre Philharmonique de Radio France dominent avec beaucoup de maîtrise ce déluge sonore, donnant à l’œuvre d’Esteban Benzecry une dimension étonnante. C’est avec Nazareno, pour deux pianos, percussions et ensemble d’Osvaldo Golijov, que prend fin cet ultime concert de Présences 2015.Cette œuvre est revendiquée par Osvaldo Golijov comme trouvant d’une certaine manière son inspiration à partir d’une œuvre du compositeur : sa Passion selon Saint Marc. Mais on peut découvrir que Nazareno d’Osvaldo Golijov se construit également sur de nombreux rythmes de danses venus forcément des quatre coins de cet extraordinaire puzzle sonore que constitue l’Amérique du Sud. Katia et Marielle Labèque , superbement habillées de vert et de violet, étaient les interprètes idéales pour cette œuvre singulière nécessitant la présence de deux pianos et d’un orchestre limité principalement aux bois, aux cuivres, aux percussions et aux violoncelles. Telle quelle, l’œuvre habilement dirigée par Diego Matheuz convainquait complètement l’auditoire qui à l’issue du concert réclamait-et obtenait- un bis particulièrement dynamique. Belle conclusion pour un festival Présences 2015 décidément riche en surprises sonores inédites !

texte de Michel Jakubowicz


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