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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

CD : Schubert, "Schwanengesang & Klavierstücke" par Stephan Genz et Michel Dalberto

SCHUBERT Schwanengesang

Schwanengesang D 957
Klavierstücke D. 946/2

Stephan Genz, baryton
Michel Dalberto, piano
1 CD Aparté (Distribution PIAS)
Durée du CD : 66’28’’
Notation : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orange(5/5)

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Des trois grands cycles de lieder de Schubert, le Schwanengesang est le dernier et date donc   de 1828, alors que le premier cycle Die Schöene Mullerin date de 1823 et que l’avant-dernier Der Winterreise date de 1827.Cette dernière année 1828 vécue par Schubert est l’année des ultimes chefs-d’œuvre puisque à ce dernier cycle de lieder il faut ajouter les Impromptus, les trois dernières Sonates pour piano No19, No20, No21 sans oublier son testament symphonique : la Symphonie No9 en ut majeur D.944.

Les sept premiers lieder du Schwanengesang, les Rellstab-Lieder débutent par Liebesbotschaft, un lied au ton proche du désespoir, où Schubert laisse éclater une noirceur que les deux cycles précédents ne laissaient guère présager. En contraste absolu avec ce premier lied, Abschied qui clôt cette première partie du Schwanengesang débute dans une sorte de fébrilité faussement allègre qui va rapidement se détériorer et laisser place au déchirement et à l’angoisse. L’unique pièce pour piano seul fait à présent son apparition dans ce CD. Il s’agit du Klavierstück D 946 No2 dans lequel Schubert renonçant au moins provisoirement à tout chagrin et tout désespoir tente de nous mener vers d’heureuses contrées enfin libérées de toute angoisse. Atlas qui constitue le premier lied de la deuxième partie du Schwanengesang (Heine-Lieder) nous plonge dans d’abrupts paysages, alors que Die Stadt dépeint de mornes solitudes glacées dessinées sans relâche par un piano aux accords presque sinistres. Der Doppelgänger, l’avant-dernier lied du Schwanengesang semble frappé d’une torpeur mortelle. Schubert y dépeint un univers étrange, presque terrifiant d’où nul ne peut sortir indemne. C’est presque avec soulagement que Die Taubenpost (Seidl) vient à notre rescousse, apparaissant comme une délivrance par rapport au sinistre et angoissant Der Doppelgänger précédent. En effet c’est presque un Schubert souriant qui y fait sa réapparition, semblant chasser une fois pour toutes les sombres cauchemars dissimulés dans certains des lieder précédents teintés d’une sombre inquiétude.
On ne peut que souscrire à la version du Schwanengesang proposée ici par deux artistes semblant aborder avec la même plénitude cet ultime cycle de lieder. Stephan Genz semble totalement imprégné par la magie schubertienne, alors que Michel Dalberto qui joue sur un piano Bösendorfer y ajoute ce supplément d’âme que sont seuls capables d’apporter les grands pianistes. Un voyage inoubliable au sein de l’univers infini de la création schubertienne.

Texte de Michel Jakubowicz

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