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CD : Quatuors Parisiens de Telemann

CD Quatuors Parisiens de Telemann

Concerto I en sol majeur (extrait des Quatuors parisiens). Nouveaux Quatuors parisiens N° 4 et N° 6. Quatrième Livre de Quatuors : Sonate II. Fugue N° 14, extraite de 20 Fuguettes pour l'orgue ou pour le clavessin.
Nevermind (Anna Besson, flûte, Louis Creac'h, violon, Robin Pharo, viole de gambe, Jean Rondeau, clavecin)
1CD Alpha : Alpha 299
Durée du CD : 64'08
Note technique :  etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue (5/5)

C'est un à florilège d'œuvres de musique de chambre à quatre voix de Telemann, influencées par le style français, que nous convie l'ensemble Nevermind. Le compositeur allemand se rend à plusieurs reprises à Paris à partir de 1730, à l'invitation du flûtiste Michel Blavet, et aborde le domaine nouveau pour lui qu'est le    quatuor pour flûte, violon, viole de gambe et basse continue. Ce genre s'impose alors et Telemann en composera plusieurs Livres jusqu'en 1752

En reprenant l'ordre chronologique, le disque permet d'entendre une des pièces des Quatuors parisiens de 1730, le Concerto I en sol majeur, qui offre une sûre manière contrapuntique au long d'une construction originale en cinq parties : une première, sur le schéma quadripartite Grave-Allegro-Grave-Allegro, préludant à deux ensembles composés chacun d'un court largo suivi d'un mouvement rapide, dont le dernier est bondissant tel un scherzo. Les Nouveaux Quatuors parisiens, de 1738, offrent une facture encore différente puisque constitués de six suites françaises, savoir un prélude et diverses danses. Sont joués ici deux opus. Le Quatuor N° 4, après un prélude joyeux, déroule diverses danses lentes (« Coulante », le douloureux « Triste »), ou rapide (« Gay », ou l'espiègle « Vite ») pour conclure sur un menuet d'une belle équanimité. Le Sixième quatuor est plus conséquent, préludant en une ouverture à la française aux climats variés, avec un rôle proéminent dévolu au violon dans son dialogue avec la flûte. Puis viennent divers mouvements de danse : « Gay », « Vite », « Gracieusement », sorte de délicat menuet, « Distrait » ou la rapidité bien rythmée, et enfin « Modéré », suite de variations sur un modèle de chaconne. Du Quatrième Livre de Quatuors, de 1752, on entend la Sonate II en Fa majeur, en quatre mouvements lent-rapide-lent-rapide. Le premier adagio voit la flûte tenir la voix soliste d'une sorte de récitatif instrumental. L'allegro qui suit (à 9/8) associe passacaille et fugato. Le second adagio unit les deux voix supérieures, flûte et violon, comme dans une sonate en trio. L'allegro final est on ne peut plus allègre. Une fugue à quatre voix, tirée des 20 Fuguettes pour l'orgue ou pour le clavessin ouvrait le programme tel un bref praeludium.

L'interprétation à la fois engagée et sensible des mousquetaires de Nevermind éclaire ces pièces d'un jour fort sympathique : la douce saveur de la flûte d'Anna Besson, le violon solaire de Louis Creac'h, la viole de gambe combien expressive de Robin Pharo et bien sûr le clavecin royal de Jean Rondeau participent d'un tout éloquent.

Excellente prise de son effectuée à la MC2 de Grenoble, idéalement chambriste.

Texte de Jean-Pierre Robert

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Mots-clés: Telemann

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