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CD : Intégrale Haydn N° 5 "L'Homme de génie" par Giobanni Antonini et le Kammerorchester Basel

Haydn homme de genie

Joseph Haydn : Symphonies Nos 19, 80 & 81. Joseph Martin Kraus : Symphonie en do mineur.
Kammerorchester Basel, dir. Giovanni Antonini
1CD Alpha : Alpha 676 (Distribution : Outher music)
Durée du CD : 78'25
Notre technique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rouge 5/5

Pour le cinquième volume de la monumentale intégrale symphonique « Haydn 2032 », Giovanni Antonini dirige non pas son Giardino Armonico, mais l'Orchestre de chambre de Bâle, une phalange d'élite rompue à ce répertoire. Comme pour les précédents, où l'on a opté pour une approche thématique et non chronologique, un motto réunit les œuvres choisies : cette fois « L'Homme de génie », qualificatif retenu par Joseph Haydn pour saluer son confrère allemand Joseph Martin Kraus après qu'il l'eut rencontré à Vienne en 1783. Aussi bien une des symphonies de ce compositeur côtoie trois autres du maître autrichien.

Les symphonies N° 80 et 81 se situent juste avant la série des ''Parisiennes''. La formidable maitrise de Haydn s'y révèle : l'inventivité thématique apparemment sans limite, les effets de surprise, l'humour aussi. Ainsi de la Symphonie N° 80. L'Allegro spiritoso montre son ambivalence entre un début grave et emporté puis soudain, de manière presque ironique, le surgissement d'une sorte de Ländler. Affirmation du mélange des genres pourtant bien peu apprécié à l'époque, par un Kraus en particulier. Si le sérieux caractérise l'adagio, le menuet retrouve le rythme du premier mouvement ; encore que le trio introduise une curieuse instabilité tonale. Laquelle se retrouve au finale qui développe une savante dramaturgie nantie d'un achalandage inattendu de dynamique. La Symphonie N° 81 n'est pas moins intéressante. Elle s'ouvre en fanfare par un Vivace qui va développer un kaléidoscope de motifs assemblés de façon apparemment arbitraire, mais que le compositeur travaille rigoureusement. L'Andante, sur un rythme de sicilienne, chante un agréable thème suivi de variations. Après un vigoureux menuet, la faconde caractérise le finale, dans un tempo ici très allant, entrecoupé de ruptures, conférant à l'ensemble une indéniable respiration. La vision de Giovanni Antonini dans ces deux opus est charpentée, même si un peu moins abrupte que dans les précédents volumes. Un point d'équilibre a été atteint. D'autant que les cordes du Kammerorchester Basel possèdent une extrême flexibilité et une finesse enviable, et s'allient à des vents aux couleurs lumineuses.

On retrouve pareilles qualités dans la Symphonie N° 19 qui appartient aux années immédiatement antérieures à l'entrée de Haydn au service des Esterhàzy.

Comme dans la Symphonie en do mineur de Joseph Martin Kraus (1756-1792). Contemporaine de la rencontre viennoise de 1783, celle-ci impressionne par sa tonalité rare, un discours aux modulations recherchées et un contrepoint serré. Elle fait se succéder un premier mouvement lui-même bipartite (introduction solennelle citant l'ouverture d'Iphigénie en Aulide de Gluck, et allegro d'une roborative vivacité), puis un andante empreint de gravité, pathétique presque, enfin un finale entreprenant faisant contraste par son dynamisme. Tous éléments qui, nul doute, ont justifié l'admiration du Papa Haydn.

La prise de son est très réussie avec une idéale spatialisation de l'orchestre.

Texte de Jean-Pierre Robert  

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Mots-clés: Haydn

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