Concert de l'Orchestre de chambre de Paris, le 7 décembre 2017 au Théâtre des Champs-Elysées

Douglas Boyd

Orchestre de chambre de Paris, Douglas Boyd, direction, Isabelle Moretti, harpe
RAVEL, Ma mère l’Oye, suite
MANTOVANI, Danse libre, pour harpe et orchestre
DEBUSSY, Danses sacrée et profane
HAYDN, Symphonie No 82 « L’Ours »

Jeudi 7 décembre 2017, Théâtre des Champs-Elysées, 20H
www.orchestredechambredeparis.com - www.theatrechampselysees.fr

LA SUITE APRÈS LA PUB

C’est par la Suite pour orchestre Ma mère L’Oye de Maurice Ravel que débutait ce concert de l’orchestre de chambre de Paris dirigé par son directeur musical, Douglas Boyd. Avec cette Suite d’orchestre nous étions conviés à nous plonger dans l’univers magique des contes de fées sortis tout droit de l’imagination de Charles Perrault. Ravel ne pouvait que se sentir en pays de connaissance dans le merveilleux et le féérique, lui à qui l’on doit aussi une autre plongée dans l’imaginaire contenue dans l’Enfant et les sortilèges sortis, eux, de la plume de   Colette.

La deuxième œuvre de ce concert consistait en une création mondiale puisqu’il s’agissait de Danse libre, pour harpe et orchestre de Bruno Mantovani. Dans cette œuvre composée dans le contexte douloureux de l’attentat du Bataclan, Bruno Mantovani réalise avec beaucoup de finesse et d’intuition une sorte de fusion entre la harpe qui est l’instrument soliste de cette pièce et l’orchestre, dont les cordes, cuivres et percussions sont habilement mis à contribution.

La troisième œuvre qui s’enchaînait d’ailleurs avec la précédente n’était autre que Danses sacrée et profane de Claude Debussy dont la création aura lieu le 6 novembre 1904 à Paris avec comme soliste la harpiste Madame Wurmser-Delcourt. Un an auparavant en 1903, Claude Debussy composait pour le piano « D’un cahier d’esquisses » et « Estampes » également pour le piano. Mais au moment où il compose Danses sacrée et profane il compose également son œuvre orchestrale la plus ambitieuse « La Mer ». Pleine de mystère et subtilement orchestrée, cette œuvre «  Danses sacrée et profane »  réalise une fusion étonnante entre l’instrument soliste, la harpe, et l’orchestre, donnant à cette pièce un caractère nimbé d’étrangeté et de profondeur.

Ce programme se terminait par une œuvre de Haydn. Datant de 1786, la Symphonie No 82 « L’Ours » tiendrait son surnom du fait que son finale évoque la lourdeur de ce plantigrade … Elle débute par un assez fracassant Vivace assai qui n’est pas suivi du traditionnel andante, Haydn préférant composer un alerte Allegretto. Par contre le troisième mouvement est bien un Menuet quelque peu solennel  dans lequel Haydn met merveilleusement en valeur le hautbois et le basson. Le Finale, Vivace permet à Haydn de déployer avec éclat toute sa panoplie instrumentale, réservant en outre aux timbales un rôle important.

C’était à la harpiste Isabelle Moretti d’assumer le rôle de soliste dans les deux œuvres de Mantovani et Debussy. S’acquittant de sa tâche avec une belle conviction, Isabelle Moretti trouvait en Douglas Boyd et l’orchestre de chambre de Paris des partenaires parfaits. Quant à Ravel et Haydn ils trouvaient en Douglas Boyd, galvanisant avec entrain les musiciens de l’orchestre de chambre de Paris, un interprète idéal.

Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Maurice Ravel

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