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Alexander Melnikov, Anthony Marwood et l'Orchestre de chambre de Paris dirigé par Douglas Boyd (concert du 8/02)

Douglas Boyd

Le Jeudi 8 février 2018, 20H au Théâtre des Champs-Elysées

Orchestre de chambre de Paris
Douglas Boyd, direction
Alexander Melnikov, piano
Anthony Marwood, violon

BEETHOVEN, Concerto pour piano No2 op.19
BERG, Kammerkonzert op.8

www.orchestredechambredeparis.com
www.theatrechampselysees.fr

C’est en 1795 que sera créé à Vienne le Concerto pour piano No2 op.19 de Beethoven mais en fait il faut remonter très loin en arrière (1780) pour retrouver les premières esquisses de cette œuvre due à un tout jeune garçon âgé seulement de 10 ans ! Difficile de faire abstraction de la présence de Mozart, notamment dans le martial Allegro con brio qui débute ce Concerto. Mais dans l’Adagio suivant, Beethoven parvient assez rapidement à imposer son propre style, préfigurant ainsi déjà les futurs mouvements lents de ses deux derniers Concertos pour piano (No4 et No5). Le finale de ce Concerto No2, un Rondo au rythme impétueux, nous laisse découvrir un Beethoven optimiste, entrevoyant avec certitude la promesse d’un destin éclatant.

Alexander Melnikov piano

La seconde œuvre présente dans ce concert consistait en une partition rarement inscrite au programme des concerts. En effet il s’agissait du Kammerkonzert op.8 d’Alban Berg, une œuvre composée entre 1923 et 1925. On ne sera guère étonné que la première exécution de ce Kammerkonzert de Berg soit assurée par un chef très dévoué au répertoire d’avant- garde musicale : le chef Hermann Scherchen, dont j’ai personnellement pu à la fin des années soixante assister à l’exécution à Paris de la Symphonie No5 de Gustav Mahler. Courageusement, Douglas Boyd, entouré de deux solistes et de plusieurs musiciens de l’Orchestre de chambre de Paris, proposait au public du Théâtre des Champs-Elysées cette œuvre méconnue d’Alban Berg. Avec ce Kammerkonzert op.8, Alban Berg entre de plein pied dans l’univers dodécaphonique tournant définitivement le dos à l’influence mahlérienne qui hantait encore ses Trois Pièces op.5, pour orchestre datant de 1914. Bien qu’hésitant entre la Sérénade héritée du XVIIIe siècle telle que la définissait Mozart et la Symphonie concertante telle que Mozart et Haydn la concevaient l’œuvre de Berg regorge de références déclinées aux grands compositeurs du passé (Debussy, Wagner et dans une certaine mesure Richard Strauss). Il revenait aux deux solistes de ce Kammerkonzert de Berg (Alexander Melnikov et Anthony Marwood ) de défendre cette œuvre difficile et complexe de l’auteur de Wozzeck. Ils étaient superbement épaulés par la direction vigilante, précise, de Douglas Boyd entouré de treize musiciens provenant, bien sûr, des cuivres et des bois de l’Orchestre de chambre de Paris en grande forme!

Avant ce Kammerkonzert de Berg, Alexander Melnikov et l’Orchestre de chambre de Paris (au complet) interprétaient avec brio et inspiration le Concerto pour piano et orchestre No2 op.19 de Beethoven.

Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Beethoven, Berg

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