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Concert : Soirée Beethoven à La Cathédrale Saint-Louis des Invalides

Augustin Dumay violon

Le Jeudi 5 avril 2018, 20H à la Cathédrale Saint-Louis des Invalides
Concert inaugural, Cycle Musiques et paroles d’Empereur
http://www.musee-armee.fr

Orchestre symphonique de la Garde républicaine
François Boulanger, direction

Ludwig van Beethoven
Symphonie No4 en si bémol majeur op.60
Coriolan, Ouverture en ut mineur, op.62
Triple Concerto en ut majeur, op.56
pour violon, violoncelle , piano et orchestre

Un seul compositeur régnait en maître dans cette Cathédrale Saint-Louis des Invalides : Beethoven, avec au programme des œuvres emblématiques comme la Symphonie No4, l’Ouverture de Coriolan, mais avec aussi le Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre, beaucoup moins connu des mélomanes. La Symphonie No4 qui débutait ce programme est une des rares œuvres dans lesquelles Beethoven exprime une sorte d’allégresse heureuse que l’on perçoit dès le premier mouvement . L’Adagio initial va vite se transformer en Allegro vivace éclatant de lumière et d’élan irrépressible vers ce que l’on pourrait nommer bonheur…Une atmosphère qui va se maintenir jusqu’à l’Allegro ma non troppo final qui lui aussi reflète un optimisme sans mélange.

Avec l’Ouverture  de Coriolan, seconde œuvre au programme, Beethoven nous plonge dans le drame, dans la noirceur, traçant le portrait de ce général romain traître à ses propres troupes et dont le destin tragique  est si bien dessiné par un compositeur qui engendrera bientôt la titanesque et grandiose Symphonie No5 également en ut mineur comme cette Ouverture  de Coriolan.

C’est avec le triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre op.57que prenait fin ce concert exclusivement consacré au Maître de Bonn. Quelque peu coincé entre deux œuvres d’un niveau musical exceptionnel (Le Concerto pour piano No 4 et le Concerto pour violon) le Triple Concerto est pourtant une œuvre dans laquelle  Beethoven a mis toute sa passion et toute son énergie. Le premier mouvement débute par un Allegro puissant concédant aux trois solistes (violon, violoncelle, piano) un rôle important sans pour autant renoncer à donner à l’orchestre toute sa place. Le deuxième mouvement, un Largo, permet à Beethoven d’exprimer toute sa retenue, son recueillement. Ce Largo va finalement s’enchaîner avec un assez joyeux Rondo alla polacca qui permet à Beethoven d’exprimer avec éloquence une joie de vivre certaine, malgré les menaces qui semblent s’amonceler à l’horizon (surdité etc…)

Le Triple Concerto de Beethoven permettait au public de la Cathédrale Saint-Louis des Invalides de bénéficier de la présence d’un remarquable trio formé par Augustin Dumay (violon), Henri Demarquette (violoncelle) et Michel Dalberto ( piano). Soutenus admirablement par l’Orchestre de la Garde républicaine fermement dirigé par François Boulanger ils sortaient de sa relative retraite le triple Concerto de Beethoven, injustement oublié des concerts. Quant à la Symphonie No4 et à l’Ouverture  de Coriolan dirigées  avec enthousiasme par François Boulanger elles révélaient toute leur force élémentaire, faite de tumulte et de passion.

Michel Jakubowicz


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Mots-clés: Beethoven

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