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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Thomas Søndergård dirige l’Orchestre National de France à l’Auditorium de la Maison de la Radio

Thomas Sondergard

  • Sir Edward Elgar : Cockaigne (In London Town), ouverture pour orchestre op.40
  • Edouard Lalo : Concerto pour violoncelle et orchestre en ré mineur
  • Jean Sibelius : Symphonie No5 en mi bémol majeur, op.82
  • Orchestre National de France
  • Thomas Søndergård, direction
  • Raphaël Perraud, violoncelle
  • Auditorium de Radio France, jeudi 10 janvier 2019, 20 h
    www.maisondelaradio.fr

Sir Edward Elgar, Edouard Lalo et Jean Sibelius interprétés par l’Orchestre National de France dirigé par un chef visiblement en état de grâce : le chef d’orchestre danois Thomas Søndergård.

C’est avec Cockaigne, une ouverture pour orchestre d’Edward Elgar que s’ouvrait ce concert donné à l’Auditorium de Radio France ce jeudi 10 janvier 2019. En fait, cette Ouverture dont la création sera assurée par le compositeur lui-même le 20 juin 1901, peut aussi d’une certaine manière s’apparenter à une sorte de Poème symphonique, tant la volonté d’Edward Elgar s’ingénie à y dépeindre l’agitation frénétique régnant dans l’immense et très animée cité de Londres. Une œuvre qui a recueilli un succès immédiat, la rendant aussi populaire en Grande-Bretagne que Pomp and Circumstance et Enigma Variations. Une autre œuvre de Sir Edward Elgar atteindra un tel niveau de popularité, il s’agit de son célèbre Concerto pour violoncelle et orchestre qui sera composé bien plus tard, en 1919. La deuxième œuvre proposée au public de l’Auditorium de Radio France consistait en un Concerto pour violoncelle rarement exécuté au concert : celui d’Edouard Lalo. Moins célèbre que sa très fameuse Symphonie espagnole pour violon et orchestre, ce Concerto pour violoncelle et orchestre n’en demeure pas moins une œuvre digne de figurer dans le catalogue d’un compositeur à qui l’on doit tout de même un opéra superbe, Le Roi d’Ys, ainsi qu’un remarquable ballet : Namouna. Ce Concerto pour violoncelle plutôt sombre et austère s’ouvre sur un premier mouvement presque rageur et tourmenté qui laisse place à un Intermezzo au caractère plus souriant, cherchant parfois son inspiration du côté de la lointaine Espagne. Quant au finale, il contient des pages d’une grande virtuosité exigeant de la part du soliste une solide maîtrise de son instrument.
La dernière partie du concert était consacrée à la Symphonie No5 de Sibelius. Ce dernier retouchera cette Symphonie à trois reprises et la version définitive ne sera obtenue qu’en 1919, alors que le compositeur en aura esquissé les premières ébauches dès 1914 ! Tout au long de ses trois mouvements, cette Symphonie No5 est le reflet sans aucun doute du contexte historique de l’époque de sa gestation (1914). Le tumulte qui s’y reflète correspond certainement aux pensées qui assiégeaient forcément le mental du compositeur soumis aux influences d’un contexte historique tendu. On peut aussi admettre que cette Symphonie No5 est une description sonore d’une Finlande (encore sous domination Russe) riche en paysages âpres et sauvages. Ses trois mouvements, en dehors de l’Andante central, semblent parcourus de bout en bout par un vent terrible sorti tout droit de ce récit légendaire finlandais : Le Kalevala. Une constante donc de cette Symphonie que l’on peut également signaler dans une de ses ultimes compositions : Tapiola.

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Raphaël Perraud, le soliste du Concerto pour violoncelle de Lalo séduisait le public de l’Auditorium par son jeu à la fois précis et inspiré. Ovationné avec chaleur, il revenait offrir au public un bis signé Pablo Casals : Le Chant des Oiseaux. Le chef danois Thomas Søndergård qui officiait ce soir-là à la tête de l’Orchestre National de France, en très grande forme, nous offrait une vision totalement flamboyante, acérée et lyrique du chef-d’œuvre de Sibelius, nous en révélant toute sa splendeur, toute sa véhémence, recueillant de la part du public de l’Auditorium un succès retentissant tout à fait mérité.

Thomas Søndergård impose sa vision grandiose de la Cinquième Symphonie de Sibelius à la tête d’un Orchestre National des grands jours.

Texte de Michel Jakubowicz


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Auditorium de Radio France

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