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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : le violoniste Renaud Capuçon et le pianiste Nicholas Angelich interprètent Brahms au Théâtre des Champs-Elysées

Capucon Angelish

  • Brahms : Sonate pour violon et piano No1 en sol majeur op.78
  • Sonate pour violon et piano No2 en la majeur op.100
  • Sonate pour violon et piano No3 en ré mineur op.108
  • Renaud Capuçon, violon
  • Nicholas Angelich, piano
  • Lundi 27 mai 2019, à 20 h
  • Théâtre des Champs-Elysées
    www.theatrechampselysees.fr
    www.piano4etoiles.fr

Les trois Sonates pour violon et Piano de Brahms interprétées par un duo d’exception : Renaud Capuçon et Nicholas Angelich.

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C’est avec ce concert consacré aux trois Sonates pour violon et piano de Brahms que prenait fin ce fastueux cycle consacré à l’auteur du Requiem allemand et de tant de chefs-d’œuvre qui ont à jamais marqué le monde musical. La première Sonate pour violon et piano op.78 qui débute ce concert se verra exécutée pour la première fois le 28 novembre 1879, avec Hellmesberger au violon, Brahms interprétant lui-même la partie de piano. L’œuvre, tout comme les deux suivantes (No2 et No3), est démunie de Scherzo, une absence qu’on peut peut-être attribuer à l’influence de Joseph Joachim, qui servait un peu à Brahms de conseiller technique dans le domaine violonistique. Son premier mouvement, un Vivace énergique, déploie une volonté farouche, alors que le second mouvement adopte un peu la forme du lied en trois parties. Le dernier mouvement se caractérise par un détour vers une atmosphère tumultueuse et passionnée. La Sonate No2, qui succédait à cette Sonate op.78, sera également interprétée pour sa première exécution par le violoniste Josef Hellmesberger, toujours accompagné au piano par Brahms, le 2 décembre 1886 à Vienne. Dans cette seconde Sonate, Brahms rompt totalement avec le climat qui régnait dans la Sonate No1. Il semble s’orienter délibérément vers le rêve, le temps suspendu, inspiré semble-t-il par le paysage idyllique qui l’entoure. Brahms, qui aime se citer dans ses œuvres, n’hésite guère à évoquer quelques lieder de sa composition qui font ici une brève réapparition. La dernière Sonate (No3) sera en fait immédiatement mise en chantier alors que Brahms vient tout juste de terminer son double Concerto pour violon, violoncelle et orchestre op.102. Elle est construite en quatre mouvements et dans cette œuvre tardive, Brahms retrouve la fougue et l’enthousiasme de sa jeunesse, imaginant des mondes sonores inédits et captivants, débordant de lyrisme. 

C’est Renaud Capuçon au violon et Nicholas Angelich au piano qui étaient chargés d’interpréter ces trois Sonates de Brahms si représentatives du génie mélodique de ce compositeur natif de Hambourg. Ils s’acquittaient de leur tâche avec la plus grande détermination, révélant par leur jeu à la fois passionné et sensible toute la poésie parfois inexprimable, parfois crépusculaire de trois Sonates sublimes. Frénétiquement applaudis en fin de concert, les deux artistes proposaient au public du Théâtre des Champs-Elysées une pièce fabuleuse : le Scherzo de la Sonate FAE dont Brahms, Dietrich et Schumann sont les auteurs.

Texte de Michel Jakubowicz


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Théâtre des Champs-Elysées

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