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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Goubaïdoulina, Chostakovitch et Tchaïkovski au programme de l’Orchestre Philharmonique de Radio France

Sol Gabetta

  • Sofia Goubaïdoulina : Light and Darkness
  • Dimitri Chostakovitch : Concerto pour violoncelle et orchestre N°2
  • Piotr Ilyitch Tchaïkovski : Symphonie N°6 « Pathétique »
  • Orchestre Philharmonique de Radio France
  • Sol Gabetta, violoncelle
  • Lucile Dollat, orgue
  • Mikko Franck, direction
  • Vendredi 24 septembre 2021, à 20 h
  • Auditorium de Radio France
    www.maisondelaradio.fr

Sol Gabetta (violoncelle), Lucile Dollat (orgue) et Mikko Franck à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Radio France pour un concert 100% russe.

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Début insolite de ce concert avec une pièce pour orgue intitulée Light and Darkness de la radicale compositrice Sofia Goubaïdoulina. Malgré la brièveté (moins de dix minutes) de cette pièce pour orgue, l’écriture contrastée et violente surprend par son agressivité et sa force quasi élémentaire.

La seconde œuvre de ce concert se constituait du Concerto N°2 pour violoncelle et orchestre de Dimitri Chostakovitch. Moins célèbre que son Concerto pour violoncelle et orchestre N°1 aux intonations acides, moqueuses et rageuses, ce deuxième Concerto pour violoncelle débute par un Largo presque sinistre, douloureux, qui va s’effacer pour céder la place à un Allegretto guère plus optimiste. Ce Concerto pour violoncelle N°2 va prendre fin avec un nouvel Allegretto qui semble évoquer le souvenir persistant de sa Symphonie N°4 hantée de vertiges et de ténèbres terrifiants, apparaissant avec une cruelle lucidité dans son premier mouvement.

La dernière partie de ce concert était consacrée à l’ultime œuvre de Tchaïkovski : sa Symphonie N°6 « Pathétique », composée en seulement deux mois. Sa première exécution en 1893 ne rencontre apparemment qu’indifférence de la part de l’auditoire, alors que Tchaïkovski décède mystérieusement neuf jours après cette première audition publique.

Jamais Tchaïkovski n’est allé aussi loin dans la violence et la noirceur pourtant parfois présentes dans ses Symphonies N°4 et N°5. Le premier mouvement de la Symphonie N°6 est d’une conception abrupte, glaçante. Tchaïkovski y déclenche ouragans et tempêtes, faisant de ce mouvement un acte dramatique échappé d’un opéra non représenté. Le second mouvement, une Valse, malgré sa grâce, n’évolue guère vers un quelconque espoir. Le troisième mouvement, un Allegro, ressemble à s’y méprendre à une marche hallucinée conduisant vers un destin forcément tragique. Quant à l’ultime et dernier mouvement (Finale), par son aspect désespéré, funèbre, il prend fréquemment l’allure d’une sorte de Requiem que le compositeur, résigné, se dédie à lui-même.

Belle exécution de la pièce pour orgue de Sofia Goubaïdoulina par la talentueuse organiste Lucile Dollat. Interprétation inspirée et prenante de Sol Gabetta du Concerto pour violoncelle N°2 de Dimitri Chostakovitch. Mikko Franck nous propose une version de la Symphonie N°6 de Tchaïkovski, bouleversante, soulignant avec la dernière véhémence l’aspect souvent dramatique du premier mouvement.

Un concert mettant en lumière avec une rare intensité trois aspects fondamentaux du répertoire russe.

Texte de Michel Jakubowicz

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Auditorium de Radio France, Mikko Franck, Orchestre Philharmonique de Radio France, Tchaïkovski, Sofia Goubaïdoulina, Dimitri Chostakovitch, Sol Gabetta, Lucile Dollat

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