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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Lorenzo Viotti dirige l’Orchestre National de France

Lorenzo Viotti Edgar Moreau

Lorenzo Viotti à la tête de l’Orchestre National de France interprète Dvorak, Schumann, Brahms/Schoenberg, avec comme soliste Edgar Moreau au violoncelle.

C’est avec la fantasque et joyeuse Ouverture de Carnaval de Dvorak que débutait ce concert donné à l’Auditorium de Radio France. Malgré l’effervescence et l’élan vital de cette magistrale pièce d’orchestre, l’intervention mélancolique et prenante du cor anglais dissipe quelque peu cette joie débridée, fulgurante, qui traverse cette Ouverture de Dvorak, la reliant ainsi au deuxième mouvement de la Symphonie N°9 dite du Nouveau Monde.

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Robert Schumann était présent dans ce concert avec son très introverti Concerto pour violoncelle et orchestre op.129. Bien que composé en 1850, ce Concerto ne sera exécuté qu’en 1860 alors que le compositeur disparaît en 1856. C’est une période faste sur le plan de la création pour Schumann puisqu’il compose durant cette même année (1850) sa fameuse et singulière Symphonie N°3 « Rhénane » comportant cinq mouvements. Ce Concerto pour violoncelle de Schumann se constitue de trois mouvements enchaînés, dont seul le troisième mouvement, Sehr Lebhaft peut évoquer une certaine gaieté peu souvent observée chez ce compositeur aux sautes d’humeur permanentes et imprévisibles.

La dernière œuvre de ce concert s’imposait par sa singularité. En effet, il s’agissait de l’orchestration par Schoenberg du Quatuor avec piano N°1 opus 25 de Brahms. Bien que parfois appelée la Cinquième Symphonie de Brahms suite à son orchestration réalisée par Schoenberg elle permet surtout à ce dernier de célébrer l’admiration sans limite qu’il voue à Brahms qu’il qualifie de « progressiste » alors que règne en maître l’hégémonique Richard Wagner, considéré comme compositeur de la musique de l’avenir. Somptueusement orchestrée par Schoenberg qui y déploie un orchestre considérable, ce Quatuor prend fin avec un Rondo alla zingarese foudroyant, où les influences tziganes culminent, se mélangeant au souvenir des fameuses danses hongroises composées par Brahms entre 1849 et 1880.

L’exécution du Concerto pour violoncelle de Schumann par Edgar Moreau séduit par son intériorisation presque fébrile, laissant s’exprimer les tourments du génie Schumannien. Chaleureusement accueilli par le public de l’Auditorium, Edgar Moreau offre en guise de bis la Sarabande de la Troisième Suite BWV 1009 de Johann Sebastian Bach. Le chef Lorenzo Viotti remporte de son côté un succès fabuleux pour son interprétation vibrante et passionnée du Quatuor avec piano de Brahms dans sa version pour orchestre de Schoenberg.

Dvorak, Schumann et Brahms/Schoenberg vivement interprétés par un Orchestre National de France particulièrement inspiré par la présence au pupitre d’un chef efficace : Lorenzo Viotti.

Texte de Michel Jakubowicz 

Plus d’infos 

  • Antonin Dvorak : Carnaval, Ouverture opus 92
  • Robert Schumann : Concerto pour violoncelle et orchestre en la mineur op.129
  • Johannes Brahms/Arnold Schoenberg : Quatuor pour piano et cordes N°1 en sol mineur, opus 25
  • Edgar Moreau, violoncelle
  • Orchestre National de France
  • Luc Héry, violon solo
  • Lorenzo Viotti, direction
  • Jeudi 2 décembre 2021, à 20 h
  • Auditorium de Radio France
    www.maisondelaradioetdelamusique.fr 

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