PUBLICITÉ
  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : William Christie et ses amis réunis à la Salle Gaveau

William Christie

William Christie, au clavecin et à l’orgue à la Salle Gaveau, en compagnie de Lea Desandre, Thomas Dunford et Théotime Langlois de Swarte.

Ce concert se partageait en deux sections distinctes : l’une axée sur l’Angleterre (Purcell, Eccles, Matteis), l’autre consacrée au domaine français avec des œuvres de Lambert, Marais, D’Ambruis, Senaillé, Couperin et Charpentier. Dans la première partie, c’est évidemment Henry Purcell qui s’impose avec d’abord "When I am Laid" provenant de son unique opéra Dido and Aeneas, mais s’intègre également à cette sélection d’œuvres de Purcell son célèbre air Music for a While, provenant d’Oedipus. William Christie n’oublie pas le genre instrumental tout aussi bien cultivé en Grande-Bretagne qu’en France ou en Italie. C’est ainsi qu’il nous permet de découvrir une Folia de Nicolas Matteis qui rejoint ainsi la cohorte infinie de ceux qui, de Corelli à Vivaldi, se sont emparés de ce thème sulfureux, endiablé, qui a parcouru l’Europe pratiquement jusqu’au milieu du XVIIIe siècle.

LA SUITE APRÈS LA PUB

En deuxième partie de ce concert, c’était au domaine français de s’imposer et ceci avec une belle découverte : les Sonates pour violon et clavecin de Jean-Baptiste Senaillé. Ce compositeur strictement contemporain de Johann Sebastian Bach, Georg Friedrich Haendel, Georg Philipp Telemann et Jean-Philippe Rameau, séduit immédiatement dans ces Sonates pour violon et clavecin alliant en une sorte de synthèse inouïe le style italien fusionnant avec le style français. Mais Charpentier, Marais, Lambert, D’Ambruis et Couperin s’invitaient également dans cette partie purement française, s’imposant vivement par leurs qualités musicales évidentes.

Si Lea Desandre abordait avec détermination et sensibilité l’aspect anglais de ce concert (Purcell, Eccles, Matteis), elle s’impliquait avec pertinence dans sa partie française, ciselant avec une précision et une musicalité aérienne les Airs de Lambert, Charpentier et D’Ambruis. Thomas Dunford s’avérait un accompagnateur discret et raffiné à l’archiluth alors que Théotime Langlois de Swarte au violon déclenchait l’enthousiasme avec les Sonates de Jean-Baptiste Senaillé. Quant à William Christie, grand fédérateur de ce concert, il régnait avec éclat et vigilance sur deux instruments omniprésents : le clavecin et l’orgue. Au terme de cette prestation très acclamée de la part d’un public très réceptif, deux bis furent généreusement accordés, mettant ainsi fin à ce concert consacré à deux univers musicaux très différents, reflétant à merveille le génie musical de l’Angleterre et de la France.

William Christie, une fois de plus, s’impose comme un pilier de l’ère baroque du XVIIe siècle jusqu’à la première partie du XVIIIe siècle.

Texte de Michel Jakubowicz

Plus d’infos

  • Amis en musique
  • William Christie, clavecin et orgue
  • Lea Desandre, mezzo-soprano
  • Thomas Dunford, archiluth
  • Théotime Langlois de Swarte, violon
  • Purcell - Matteis
  • Eccles – Senaillé - Couperin - Charpentier
  • Marais - d’Ambruis - Lambert
  • Lundi 14 février 2022, à 20 h 30
  • Salle Gaveau
    45, rue La Boétie
    75008 Paris
    www.philippemaillardproductions.fr 


Autres articles pouvant vous intéresser sur ON-mag et le reste du web



Salle Gaveau, William Christie, Thomas Dunford, Théotime Langlois de Swarte, Lea Desandre

PUBLICITÉ

Abonnez-vous à notre newsletter

 

ON-mag fait partie de Coopetic Medias SIC-SA à capital variable, immatriculée au RC Paris, n° 80457246900018
Informations légales, contacts, rédaction, publicité, cookies, signaler un abus