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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Juraj Valcuha dirige l’Orchestre National de France à l’Auditorium de Radio France

Juraj Valcuha

Au programme de l’Orchestre National de France dirigé par Juraj Valcuha, deux compositeurs : James MacMillan et Dimitri Chostakovitch.

Rompant avec la sacro-sainte tradition qui octroie généralement trois mouvements à tous les types de Concertos, James MacMillan édifie son Concerto pour trombone et orchestre en un seul mouvement. L’œuvre sera créée en 2017 par Jörgen Van Rijen, trombone, l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam étant dirigé par un chef réputé : Ivan Fischer. Le compositeur a en fait écrit cette œuvre à la mémoire de sa petite-fille Sara Maria, prématurément disparue. Malgré une écriture très contemporaine invoquant un rapport évident avec ce siècle, l’auteur parvenu à mi-chemin de son Concerto se réintroduit sans difficulté dans le monde lumineux de la tonalité soudainement retrouvée. Une dernière singularité de ce Concerto consiste en un dialogue du trombone soliste avec les trois trombones de l’Orchestre National de France. 

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La seconde œuvre de ce concert n’était autre que la monumentale Symphonie N°8 de Dimitri Chostakovitch, dite « Stalingrad ». Avec cette symphonie, Chostakovitch aborde pour la seconde fois la guerre, qui constituait déjà le sujet de sa Symphonie N°7 « Léningrad ». Un gigantesque premier mouvement aux proportions mahlériennes, égalant pratiquement ainsi la durée du 1er mouvement de la Troisième Symphonie de Mahler, débute cette œuvre cruciale, composée en 1943, alors que les forces nazies tentent d’anéantir par tous les moyens l’URSS. À n’en pas douter, le fracas dantesque, terrifiant, d’une brutalité extrême, véhiculé par ce premier mouvement ne peut que conforter l’impression que nous assistons à un affrontement meurtrier entre deux armées, bien décidées à obtenir sur la partie adverse un avantage conséquent. Le deuxième mouvement, un Allegretto, grimaçant, d’une grande violence, va laisser place à un inquiétant et grotesque Allegretto se référant également à Mahler qui va s’enchaîner à un poignant Largo. L’Allegretto final va se conclure dans une infinie tristesse symbolisée par une flûte solitaire soutenue par les pizzicatos des cordes.

Le tromboniste Jörgen Van Rijen obtient par son jeu d’une grande expressivité un succès total dans le Concerto pour trombone de James MacMillan. Très demandé sur le plan international et bientôt à la tête de l’Orchestre Symphonique de Houston, Juraj Valcuha signe avec l’Orchestre National de France (aux cuivres particulièrement efficaces) une version bouleversante, explosive, du chef-d’œuvre symphonique de Dimitri Chostakovitch, obtenant ainsi de la part du public de l’Auditorium un accueil enthousiaste.

Un concert dédié à MacMillan et à la formidable Huitième Symphonie de Dimitri Chostakovitch, symbolisant la lutte exemplaire du peuple soviétique face à un envahisseur nazi sans pitié.

Texte de Michel Jakubowicz

Plus d’infos

  • James MacMillan : Concerto pour trombone et orchestre (création française)
  • Dimitri Chostakovitch : Symphonie N°8 en ut mineur, opus 65
  • Jörgen Van Rijen, trombone
  • Orchestre National de France
  • Sarah Nemtanu, violon solo
  • Juraj Valcuha, direction
  • Jeudi 2 juin 2022, à 20 h
  • Auditorium de Radio France
    www.maisondelaradioetdelamusique.fr


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