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  • Michel Jakubowicz
  • Musique

Concert : Thomas Dausgaard dirige l’Orchestre de chambre de Paris au Théâtre des Champs-Elysées

Thomas Dausgaard

Stravinsky, Mozart et Strauss au programme de l’Orchestre de chambre de Paris.

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Bien que supprimant la clarinette dans ce Pulcinella, subtil mélange de baroque issu de Pergolèse et de la modernité triomphante de Stravinsky, cette absence de clarinette est largement remplacée par l’importance que Stravinsky accorde aux instruments à vent. C’est à Pierre Monteux (créateur du Sacre du Printemps en 1913 au Théâtre des Champs-Elysées) que sera confiée la première exécution de cette suite de Pulcinella le 22 décembre 1922 par l’Orchestre Symphonique de Boston. Stravinsky incorpore à l’œuvre de Pergolèse d’autres compositeurs comme Parisotti, Monza, Gallo, ainsi que Van Wassenaer. Malgré ces apports venus d’horizons divers, Stravinsky réussit à unifier ces courants disparates et fait surgir de cet assemblage hétéroclite une construction musicale captivante sur le plan orchestral. L’œuvre s’imposera à l’Opéra de Paris dans des décors prestigieux signés Picasso, l’Orchestre étant dirigé par Ernest Ansermet le 15 mai 1920.

Le Concerto pour piano et orchestre N°18 K.456 de Mozart est créé à Paris par la pianiste Maria Theresa von Paradis en octobre 1784. Londres reprenant peu après la suite, donnant au public londonien le privilège de connaître à son tour ce 18e Concerto pour piano de Mozart. Débutant par un Allegro vivace, plutôt allant, cet Allegro va pourtant se charger de sombres pressentiments qui anticipent ainsi l’Andante qui va suivre. Celui-ci semble chargé d’une tension dramatique laissant peu de place à une quelconque gaieté. L’Allegro vivace qui termine ce Concerto rapporte tout de même une sorte d’allégresse qui laisse libre cours à une virtuosité impressionnante.

C’est Richard Strauss qui met fin au concert avec Le Bourgeois gentilhomme, suite pour orchestre op.60b qui sera finalement créée sous sa forme de suite par l’Orchestre Philharmonique de Vienne dirigé par Richard Strauss en personne. Pour cette suite du Bourgeois gentilhomme, Strauss fait appel à un orchestre somptueux, qui oblique pourtant parfois vers des aspects presque chambristes, n’hésitant pas à introduire de manière inopinée des citations d’œuvres antérieures comme son fameux Don Quichotte chargeant vaillamment des troupeaux de moutons, confondus avec d’improbables ennemis ! Strauss n’omet pas de citer le thème de Lully, y associant avec humour les percussions si caractéristiques de la musique turque.

Jonathan Fournel, le pianiste de ce concert, survole avec une grâce certaine le Concerto pour piano N°18 de Mozart. Très acclamé par le public, il donne en guise de bis un extrait de Prélude, choral et fugue de César Franck. Thomas Dausgaard, par sa précision, son engagement total, révèle grâce à un Orchestre de chambre de Paris très inspiré, une partition de Richard Strauss bien oubliée : la suite du Bourgeois gentilhomme op.60b.

Un concert qui révèle une œuvre trop méconnue de Strauss et permet la découverte d’un jeune pianiste talentueux : Jonathan Fournel !

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Texte de Michel Jakubowicz

Plus d’infos

  • Scène et concert
  • Igor Stravinsky : Pulcinella, Suite pour orchestre, HH 36
  • Wolfgang Amadeus Mozart : Concerto pour piano et orchestre N°18 en si bémol majeur, K.456
  • Richard Strauss : Le Bourgeois gentilhomme, suite pour orchestre, op.60b
  • Thomas Dausgaard, direction
  • Jonathan Fournel, piano
  • Orchestre de chambre de Paris
  • Théâtre des Champs-Elysées
  • Mercredi 11 janvier 2023, à 20 h
    www.orchestredechambredeparis.com
    www.theatrechampselysees.fr 



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