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Jazz à Montauban - du 7 au 12 juillet 2008

Il est difficile de donner des dates pour le festival de jazz de Montauban, car s’il court officiellement du 7 au 12 juillet au Jardin des Plantes de la cité d’Ingres, en réalité, il commençait dans le Tarn-et-Garonne, le 3, à Escatalens où le guitariste Rodolphe Raffalli fit un triomphe avec des instrumentaux de Brassens et se terminait le 8 août à Verdun-sur-Garonne avec Mariannick Saint-Céran et Gary Wiggins. Du bon jazz grand public, couvrant tous les aspects de cette fabuleuse musique, de ses racines à ses épigones (gospel, blues, swing manouche, variétés américaines, rap, etc).

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Le 7, la chanteuse Gilda Solve et le pianiste Patrice Galas donnaient le ton : une musique qui swingue (It Don’t Mean a Thing, On the Sunny Side of the Street, Let The Good Times Roll, Them Their Eyes, même si Sweet Georgie Brown avait des consonances rap. Puis, c’est Maceo Parker qui nous régale d’un funk mélodieux. Comme quoi on peut funker avec grâce et élégance.
Le lendemain, nous sommes accueillis par les Pinces à Linges de Christophe Tellez (www.jazz-tellez.com) et du Brassens sauce new orleans joué par L’affaire à Swing, (www.laffaireaswing.com). Le temps ne fait rien à l’affaire, disait-il. Il avait raison. Le quartet de Jean-Marc Montaut (p) en fait la preuve. Du middle jazz impeccable, avec des musiciens excellents (Jean-Pierre Rebillard (b), Vincent Cordelette (perc) et Patrick Diaz (g). Puis vient Paul Chéron (ts, cl) sur du Duke Ellington ou du Charlie Parker, puis Nadia Cambours, aux inflexions de Billie (Don’t Explain). Ensuite, drapeau jamaïcain sur le piano, avec deux batteries et deux basses infernales, plus la guitare et la voix de Junior Jazz, Monty Alexander met le feu au clavier, mêlant Chicago et la Jamaïque.
Le 9, ceux qui pensaient avoir du swing manouche doivent en rabattre. C’est du jazz à l’américaine, dans la veine de son père Babik que nous joue David Reinhardt, avec orgue et batterie. Final sur un Moanin pris à toute vitesse. Puis Thomas Dutronc nous présente un spectacle décalé, foutraque, humoristique et poétique très convaincant.
Ça commence à quatorze, le lendemain. Un big band, celui de Dany Doriz au vibraphone (et au piano à quatre mains avec P.Galas). Marc Fosset est à la guitare et Patricia Lebeugle à la basse. Michel Denis et Didier Dorise alternent à la batterie. Ça part à deux cents à l’heure. Them Their Eyes. Le danseur de claquettes Philou scatte After You’ve Gone. Viennent les trois chanteuses de Sweet System, robes noires, fleur au décolleté (How High the Moon). Puis c’est le pianiste des Blues Brothers, Al Copley qui joue avec les mains, avec les pieds, sous le piano, c’est du délire. Il termine assis sur le clavier. Puis les Rats de Cave, en rouge et blanc font passer leurs cavalières au-dessus de leurs têtes, toujours dans un swing communicatif. En final, la silhouette frêle de Bob Wilber, au milieu de cette fournaise, va apporter le son merveilleux de ses instruments (ss, cl). Apothéose.
Le 11, la chanteuse Lisa Doby nous offre son univers africano-européen à elle, avec chambre d’écho et voix transformée par la table de mixage, ainsi qu’un joli Eleanor Rigby. Puis le chanteur de slows Percy Sledge, nœud papillon rouge, veste bleue, vient nous raconter que When a Man Loves a Woman dans un Whiter Shade of Pale… vous connaissez la suite. Ça plaît toujours.
Le 12 sera la journée Mix’in Jazz organisée par les jeunes. Rap (Tumi & the Volume et Beat Assailant) et ska (le New York Ska Jazz Ensemble) déclinant tous les succès, de Take Five à l’Haitian Fight Song de Mingus, en ska, l’ancêtre du reggae.
Bref, un festival diversifié, populaire dans un département adorable. Un seul regret : l’absence aux cuisines de l’amie Joelle, opérée du genou, la pôvre.
Mais l’an prochain, sûr, on y retournera.

texte de Michel Bedin

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