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Test Raumfeld One S : enceinte multiroom petite, mais fidèle

Raumfeld One S test ON mag

Encore peu connue en France, la gamme d'enceintes multiroom de Raumfeld, marque de Berlin Acoustics, se présente comme une sérieuse concurrence à Sonos. Sa spécialité : une touche Hi-Fi qui ravira les puristes. Focus sur la One S, le plus petit modèle de sa gamme, au rendu sonore d'une fidélité étonnante.

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Connaissez-vous Raumfeld ? En France, la marque allemande n’a sans doute pas encore la réputation qu’elle mérite. Pourtant, outre-Rhin, Berlin Acoustics, maison-mère de Raumfeld et Teufel, est souvent présentée comme le principal challenger de Sonos. La raison : son système d'enceintes multiroom salué à de multiples reprises par la presse et les professionnels. Raumfeld, c’est aussi la signature d’un design des plus sobres offrant une qualité Hi-Fi reconnue. Y compris pour la toute petite One S, que nous testons ici, concurrente des Sonos Play:1 et Play:3 ?

Raumfeld Familly

À l’épreuve de l’humidité et du Nutella

La One S est la miniature de la gamme multiroom de Raumfeld, qui comporte aussi bien une station d'écoute monobloc plus volumineuse (One M à 400 €), que des soundbars avec ou sans caisson (1000 et 1400 €) ou encore des paires d'enceintes stéréo (minis, bibliothèques et colonnes de 350 à 1500 € la paire) et même un lecteur réseau (200 €).

La Raumfeld One S est un petit parallélépipède (18 x 11 x 13 cm) dépassant à peine le kilo. Mais sa taille réduite et son style discret ont un objectif : en faire l’enceinte nomade… de l’intérieur. Comme chez Sonos, Raumfeld réunit ses produits dans un réseau propriétaire, où chaque relais (ou station cliente) s’inscrit en quelques instants. Et la One S a poussé loin son côté « room-nomade » : elle est fournie avec un cache silicone protégeant les branchements de l’humidité, et un patin en silicone pour isoler son pied.
Berlin Acoustics le promet : la One S ne souffrira pas des fumées de la cuisine, ou des vapeurs d’eau de la salle de bain. Et sans l’avoir arrosée exagérément, on peut confirmer au bout de quelques jours qu’elle tourne sans souci pendant la douche. Ses boutons supérieurs sont même habillés d'un bandeau de silicone doux, traité pour « résister au Nutella » ! On peut donc imaginer que ces petites attentions rendront le produit plus durable que la concurrence, en conditions domestiques extrêmes.

raumfeld one s face

raumfeld one s boutons

raumfeld one s cote

Style : sobriété et discrétion

Raumfeld ne joue pas dans l’exubérance. Ses enceintes souvent discrètes s’oublient rapidement dans un intérieur, en jouant avec des inserts bois à l’ancienne et des structures monobloc ton sur ton.
La One S, proposée en blanc et noir, est dans cet esprit. Son petit coffret en résine synthétique laquée ne se remarque que par ses deux petites leds blanches, qui confirment que la connexion réseau est réussie. Mais ses boutons se fondent dans la masse. On ne dira pas que cette enceinte est particulièrement belle. Mais vu son objectif de polyvalence dans l’habitat, son côté passe-partout lui permet de s’adapter à toutes les décos, du vintage au techno-moderne. D’ailleurs, le packaging, une boîte en carton beige, confirme que du côté de Berlin, on ne cherche pas à faire de chichis.
Sur la face avant de la Raumfeld One S, on repère le petit bouton on/off, très agréable à manipuler. En haut, à l’arrière, on trouve les deux boutons de volumes, et 4 boutons servant, comme en voiture, à enregistrer ses préférences. Pour les services de musique en ligne comme Spotify, ces boutons sont un peu gadget, par contre pour mémoriser vos webradios préférées grâce au moteur TuneIn, ils peuvent être bien pratiques.
Pour les reste, on regrette juste l’absence de boutons play/pause, et morceau précédent/suivant…

De l'autre côté de la Raumfeld One S, protégés par le petit cache silicone, les branchements à l’arrière sont classiques pour ce type d’enceintes : alimentation, RJ45, USB.

Raumfeld one S connectique

raumfeld one s waterproof

Connectivité du multiroom Raumfeld : plus simple et complet que Sonos ?

Fourni avec l’enceinte, le guide de démarrage Raumfeld est très léger. Mais c’est normal : la configuration est d’une simplicité déconcertante. Le nombre d’étapes est divisé par deux par rapport à Sonos. Et lors de notre test, tout a marché du premier coup, sans connaître par la suite le moindre bogue. Il faut, comme le veut l’usage, installer l’appli sur son smartphone ou sa tablette (voire son laptop), et se laisser guider pas à pas. Un seul regret : à la différence de beaucoup d’enceintes, l’inscription au réseau Wi-Fi ne bascule pas directement depuis le smartphone. Il faut donc saisir à nouveau sa clé Wi-Fi (mot de passe), ce qui est souvent fastidieux. À l’époque du partage de connexion, on aimerait que Raumfeld se mette à la page !

Une fois configurée, l’enceinte One S se pilote depuis l’appli, qui rassemble la musique des bibliothèques du device utilisé. Le son est stable, ne connaît pas de ratés, la latence existe, mais reste très correcte : l’approche multiroom Wi-Fi confirme encore une fois sa fiabilité.

On fera forcément le même reproche à Raumfeld qu’à Sonos. À l’heure du multiusage, ne pas intégrer le Bluetooth ou l’Airplay à une enceinte connectée, c’est limiter sévèrement les fonctionnalités. Un choix difficile à expliquer… Néanmoins la One S offre un petit avantage par rapport à la concurrence américaine : un port USB. Vu le petit espace dédié, il faudra utiliser une mini clé USB, qui ne dépassera pas les 3 cm. Mais une fois la clé branchée, la musique rejoint immédiatement les fichiers de l’appli Raumfeld, sans perte sonore. Très pratique pour lire des albums Hi-Res qui rempliraient trop vite la mémoire du smartphone !

Streaming : Google Chromecast built-in, la révolution !

Raumfeld a eu l’idée du siècle ! Comme pour les TV dernières génération, son enceinte connectée One S intègre en natif le système Chromecast built-in (voir test ON-mag). L’intérêt : ce système, concurrent direct de l’Airplay, est compatible avec plus de cent services de streaming et radios online (Google Music, Qobuz…) depuis des smartphones ou tablettes aussi bien sous Android que iOS. La connexion est rapide est fiable, et offre par conséquent une palette de services compatibles bien plus large que la concurrence. On en oublierait presque que la Raumfeld One S intègre également dans son application de pilotage propriétaire Tidal, Wimp, Napster, Soundcloud, Spotify, Last.FM et Tunein. Mais avec la puissance du Chromecast, sans besoin de brancher la clé Google habituelle, la Raumfeld One S fait très fort !

Une particularité à noter pour les puristes : le système Chromecast propose le streaming jusqu'en 24 bits/96 Khz, c'est donc déjà de l'audio Hi-res à partir de certains services, par exemple Qobuz.

Qualité du son : une jolie surprise

Oui, la Raumfeld One S est petite. Sa fiche technique ne promet que 10 watts RMS pour les aiguës, et 30 watts pour les basses. Mais ces puissances semblent réellement tenues puisque que la consommation électrique de l'enceinte peut monter jusqu'à 100 watts et le résultat sonore en étonnera plus d’un.
Les deux amplis en classe D intégrés réussissent à donner une densité inattendue au son de la Raumfeld One S. La raison tient aussi à la qualité des haut-parleurs. La Raumfeld One S est équipée sur sa face avant d'un transducteur coaxial. Celui-ci comprend un vrai tweeter doté d'un dôme en aluminium de 25 mm et une section boomer de 9 cm de diamètre à membrane en polypropylène. Il est épaulé dans le bas du spectre par deux radiateurs passifs à membranes planes, rectangulaires de 9,5 x 8 cm, également en aluminium semble-t-il. C'est acoustiquement très sérieux pour une si petite enceinte.

Vidéo officielle montrant l'intérieur de la Raumfeld One S

Ainsi, une fois le bouton play enclenché, l’enceinte parvient à remplir une pièce de 20 m2, et se montre précise, à fort ou à bas volume. On découvre un son chaleureux et intense, précis et ciselé, qui rappelle la netteté habituelle des produits Hi-Fi. Les aiguës sont très marquées, parfois même un peu trop, mais sans sibilance. Les médiums impressionnent par leur profondeur et leur pureté. On appréciera notamment les cordes de guitare, les nappes de piano, impressionnantes de fidélité.

Les basses ne sont pas parfaitement contrôlées et parfois boomy. Mais comme souvent avec ces petits appareils, les fréquences basses ont tendance à s’effacer quand le spectre s’élargit. Les dingues de Métal, Stoner Rock… seront un peu frustrés : on entend peu la rondeur et la mélodie de la basse. Mais assis face à la One S, il faut reconnaître qu’on prend un réel plaisir. Se dire qu’une si petite enceinte arrive à offrir un son aussi fidèle et structuré, c’est une vraie surprise.

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Victime de sa taille…

Néanmoins, on ne pourra pas parler de perfection. Sa taille, et la dimension de ses membranes acoustiques ne peuvent pas tout faire. Ainsi le son est très unidirectionnel : sur les côtés, la qualité s’effondre assez vite. On est loin de l’impression de spatialisation produite par des plus gros modèles.

Sur les musiques complexes, jazz ou créations électroniques très riches, la One S ne peut masquer ses défauts. Dès que le morceau impose une multiplication des canaux, la petite Raumfeld s’emmêle un peu les pinceaux. Elle aura tendance alors à saturer, ou à oublier certaines plages sonores. De la même façon, lorsque la voix se superpose à une musique très riche, le résultat perd en fidélité.

Verdict : petite, mais costaud !

Bien sûr, les puristes regretteront ses difficultés avec les fréquences basses, les musiques complexes, et l’accord voix/instruments. Mais il ne faut pas oublier que la bête est toute petite. Et qu’à volume égal, la concurrence ne fait pas vraiment mieux. Sur de nombreux aspects, la Raumfeld One S offre, d'après moi, une qualité bien supérieure à la Sonos Play:1, et même à la Play:3 ! Plus fidèle, mais un peu chère (autour de 250 euros), c’est une option intermédiaire pour ceux qui recherchent un mix entre qualité et compacité. Pour les plus exigeants, il faudra sans doute tester les modèles supérieurs, comme la Raumfeld One M.

Le site de la marque : www.teufelaudio.com
Essai de Gwenaël Cadoret.

Spécifications

  • Type : Enceintes actives Wi-Fi
  • Puissance RMS : 10 + 30 watts (en classe D°
  • Connectique : USB, Wi-Fi, Ethernet
  • Haut-parleurs : tweeter à dôme en aluminium de 25 mm, boomer de 9 cm à membrane polypropylène, 2x radiateurs passifs 9,5 x 8 cm
  • Services intégrés à l'application : Napster, Tidal, SoundCloud, TuneIn, Wimp, Last.Fm
  • Protocole réseau : Google ChromeCast, Spotify Connect, UPnP/DLNA
  • Dimensions : 11 x 18 x 13 cm
  • Poids : 1,4 kg
  • Prix : 250 €

Notre avis

  • Design/construction : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile demi orangeetoile grise(3,5/5)
  • Ergonomie : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleue(4,5/5)
  • Connectivité/fonctions : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile grise(4/5)
  • Performances sonores pures : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
  • Musicalité : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile grise(4/5)
  • Intérêt : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise(4/5)

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Mots-clés: Raumfeld, Teufel

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Commentaires   

#1 Christophe D. 10-04-2017 00:38
Je viens d'aquérir une enceinte One S (pour la chambre),
je suis assez d'accord avec votre article ; pour ma part je m'en sers à volume réduit (un peu comme une veilleuse), j'ai donc un peu égalisé l'enceinte en réduisant les basses qui prédominent à bas volume (posée sur une table de nuit... effet de résonance).
Un point fort pour l'application contrôleur : j'ai un boîtier Connector² branché à mon ampli dans la pièce principale et l'égalisation pour les deux éléments est complètement séparée, chaque appareil enregistre sa propre configuration.
Me voici donc en attente du second One S, avec un autre dans la chambre vivement le retour de la stéréo ;-)
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