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Coffret David Lean : Les premiers chefs d’œuvre

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Note Artistique : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-grise(4/5)
Note Technique : etoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-grise (4/5)

Un coffret sur les premiers grands films du metteur en scène de Lawrence d’Arabie.
Le DVD 1 (Brève rencontre) est disponible en édition individuelle avec les suppléments identiques.

Crédits photographiques © ITV Studio Global Entertainment Limited

  • Support : DVD
  • Format vidéo : 4/3 (1, 4 et 5) noir et blanc (2 et 3) couleurs
  • Format ciné : 1,33
  • Sous-titrage : français
  • Bonus : préfaces de Pierre Berthomieu (8, 7, 7, 7 et 7’) bandes –annonces et galeries photos + (1) Il était une fois « Brève rencontre » (24’) et « Directed by David Lean », un film de Pierre Berthoumieu (32’)
  • Éditeur : Granada International

Ces premiers grands films de David Lean, l’auteur de Lawrence d’Arabie et du Docteur Jivago, montrent à quel point ce cinéaste est un romantique affirmé. Ces chroniques anglaises traitent toutes de l’apparition de la passion, de la violence du sentiment amoureux qui détruit tout sur son passage. Les conventions de l’époque mettent souvent un frein à ce qui pourrait devenir, de nos jours, des histoires dramatiques, un sens du devoir, du « what is to be done » omniprésent dans l’immédiat après-guerre, mais la même constatation domine chez Lean : toute histoire d’amour est une tragédie.

Ce coffret éclaire d’un jour nouveau le David Lean des grands succès, dans les thèmes qui lui tiennent à cœur comme dans les images qui reviennent (le train, les gros plans de visage, d’objets qui servent de plans-coupes annonciateurs d’événements importants, etc).

(1) Brève rencontre (Brief Encounter)

  • Genre : drame
  • Année : 1945
  • Casting : Celia Johnson, Trevor Howard, Stanley Holloway, Joyce Carey
  • Durée : 1 h 23’
  • Synopsis : Alec et Laura se rencontrent par hasard sur un quai de gare en banlieue de Londres. Chacun vit marié et heureux dans son univers petit-bourgeois avec, chacun, deux enfants charmants. Ils se revoient et tombent amoureux l’un de l’autre.

Dans « Brève rencontre », l’adultère qui, compte tenu des personnages, semble indispensable, est contourné. Les amants ne passent pas à l’acte, mais c’est sans importance, ils vivent l’immensité de leur amour avec autant de vérité et autant de souffrances que s’ils avaient été infidèles. Le film est magnifique de tendresse humaine et de passion, sans jamais sombrer dans le mélodrame, et le spectateur s’identifie tellement aux personnages que la larme lui vient à l’œil. Les images en noir et blanc du photographe Robert Krasker qui sont magnifiques lui vaudront un oscar pour « Le troisième homme » quatre ans plus tard, en 1949. L’action est soulignée tout au long du film par la musique du deuxième concerto pour piano de Rachmaninov et rythmée par les allers et retours du train à vapeur, personnage central à lui tout seul qui agit comme le destin dans les tragédies grecques.

(2) Heureux mortels (This Happy Breed)

  • Genre : comédie dramatique
  • Année : 1944
  • Casting : Celia Johnson, Robert Newton, Stanley Holloway, Laurence Olivier (voc)
  • Durée : 1 h 46’
  • Synopsis : Au travers de la vie ordinaire entre 1919 et 1939 d’une famille dans une maison du sud de Londres, avec ses mariages et ses deuils, ses joies et ses malheurs, ses aspects comiques, humoristiques ou douloureux, on voit se dérouler la vie politique et sociale des Anglais moyens entre les deux guerres.

Dans « Heureux mortels », David Lean, sous prétexte de filmer la vie ordinaire d’Anglais moyens nous conte la vie politique et sociale de l’Angleterre petite-bourgeoise, avec les pères anciens combattants, le fils attiré par les idées communistes, la belle-mère perfide, la tante veuve de guerre, la fille fantasque. Du retour des combats au départ pour d’autres combats, l’image attachante d’une famille avec ses contradictions et ses sentiments qui prennent des formes diverses. L’image en technicolor douce et très british est due au scénariste et directeur de la photographie Ronald Neame, qui tournera plus tard « De la bouche du cheval », avec Alec Guiness.

(3) L’esprit s’amuse (Blithe Spirit)

  • Genre : comédie fantastique
  • Année : 1945
  • Casting : Rex Harrisson, Constance Cummings, Kay Hammond, Margaret Rutherford
  • Durée : 1 h 32’
  • Synopsis : Un romancier, qui vient d’épouser en secondes noces la belle Ruth, invite une voyante pour préparer son nouveau livre. Celle-ci réveille le fantôme d’Elvira, la première épouse. Comment s’en débarrasser ?

Pour « L’Esprit s’amuse », David Lean, comme pour les deux films précédents, s’appuie sur une pièce de théâtre de Noel Coward, Le passage d’un acte à l’autre est d’ailleurs nettement indiqué et l’on est plus dans une pièce filmée que dans un film. On goûtera davantage les dialogues savoureux écrits par Noel Coward que l’intrigue qui est légère, un peu à l’image de ce que le public avait envie de voir après les années de guerre. Compte tenu des moyens rudimentaires de l’immédiat après-guerre, les effets spéciaux, avec des revenants maquillés en vert) sont plutôt réussis.

(4) Les Amants passionnés (The Passionnate Friends)

  • Genre : drame
  • Année : 1949
  • Casting : Ann Todd, Trevor Howard, Claude Rains
  • Durée : 1 h 27’
  • Synopsis : Mary a aimé follement Steven, mais a épousé le riche Howard Justin. Elle retrouve le premier et trompe son mari avec lui, mais retourne à son couple légal. Neuf années plus tard, alors que l’amant s’est marié, lui aussi, et qu’elle a été pardonnée, les anciens amants devenus amis se retrouvent et font une sortie amicale ensemble en montagne, qui est interprétée de travers par le mari.

Retour au noir et blanc dans « Les Amants passionnés ». Une reprise moins corsetée par la censure, dans un autre milieu, et des thèmes déjà traités dans « Brève rencontre » : la passion qui dévaste tout et qui est impossible à juguler, sinon par l’héroïsme du devoir. Et la fidélité conjugale en est un. Cette histoire d’amour, tirée d’un livre peu connu de H.G.Wells, ne sombre jamais dans le pathos. Le jeu des acteurs principaux, Ann Todd (Mary), Trevor Howard (l’amant), Claude Rains (le mari) est remarquablement saisi par la caméra qui, souvent, va chercher des gros plans sur les visages, pour en discerner la moindre modification.

(5) Madeleine (Madeleine)

  • Genre : récit dramatique
  • Année : 1950
  • Casting : Ann Todd, Ivan Desny, Norman Wooland, Leslie Banks.
  • Durée : 1 h 50’
  • Synopsis : Récit du procès du siècle, en 1857, de Madeleine Smith, accusée d’avoir empoisonné son amant français qui avait décidé de mettre fin à cette liaison. Dans l’Angleterre victorienne, une jeune femme de la bourgeoisie, avec une telle trempe, était un personnage hors du commun et bousculait les conventions les plus ordinaires.

Pour le drame en costumes « Madeleine », tiré d’un fait-divers authentique, David Lean a encore recours au noir et blanc. L’époque victorienne et sa rigidité poussent cette histoire d’amour vers le mélodrame, tant les personnages sont coincés par leur morale et les usages mondains de la haute bourgeoisie. La figure du père, tyran domestique absolu, incarné par l’excellent acteur Leslie Banks, celle, énigmatique, de l’héroïne, jouée par Ann Todd avec une ambiguïté remarquable, celle du bellâtre français croqueur de dot, interprétée avec talent par Ivan Desny, créent une vive tension chez le spectateur et nul ne peut dire, à la fin du film, si Madeleine Smith est coupable ou pas. Toujours le thème romantique de la passion dévastatrice.

Commentaire sur les bonus

Les présentations-préfaces par Pierre Berthomieu sont érudites et très intelligentes. Manifestement, Pierre Berthomieu domine son sujet et l’aime particulièrement. Le film sur le DVD n°1 est complet et extrêmement intéressant. Le coffret est vendu avec un livret de 36 pages, « David Lean et l’âge d’or du cinéma britannique » (Before the Epic), par le même auteur.

jaquette-coffret-david-leanCommentaire technique

  • Étalonnage : correct
  • Contraste : bon contraste sur toutes les copies
  • Compression : RAS
  • Définition : bonne, grain cinéma

L'avis de ON Magazine

  • Image : etoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-grise (4/5)
  • Son : etoile-verteetoile-verteetoile-verteetoile-verteetoile-grise (4/5)
  • Bonus : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-griseetoile-grise (3/5)

 

 

 

 

Extraits vidéo

Coffret disponible sur Amazon


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