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Blu-ray : Blow Out de Brian de Palma

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Notation : etoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-grise(4/5)

  • Année : 1981
  • Durée 1h 48’
  • Couleurs
  • Genre : Thriller
  • Blue Ray BD 50
  • Master Haute définition 1080/23.98p
  • Encodage AVC
  • Version originale DTS-HD MA 2.0 surround
  • Version française DTS-HD MA 1.0
  • Sous-titres français
  • Format 2.25 respecté

Synopsis

Le preneur de son pour films de série Z, Jack Terry (joué par John Travolta) enregistre par mégarde, alors qu’il capture, une nuit, des sons d’ambiance dans la campagne, un accident de voiture dont il sauve la passagère (jouée par Nancy Allen). Le conducteur, tué, se révèle être le favori des futures élections présidentielles et l’accident, un assassinat.

Commentaire artistique

En voulant faire une paraphrase de Blow Up, de Michelangelo Antonioni, Brian de Palma, avec Blow Out, a réussi un excellent thriller. Là où le photographe, en agrandissant sa photo, découvrait l’image d’un meurtre, c’est le preneur de son qui découvre un coup de feu dans sa récolte de sons. Même si la reconstitution du film du meurtre à partir de photos paraît hautement improbable, John Travolta est crédible et il s’écarte de ses rôles de danseur (La Fièvre du samedi soir) pour aller vers une véritable carrière d’acteur. Blow Out a souffert d’une sortie aux Etats-Unis en été, mauvaise saison, et d’une absence de happy end qui, compte tenu du public, ne pouvait que déplaire. En revanche, dans le monde, il a été bien mieux apprécié. C’est un thriller très intéressant, même s’il y a des longueurs, même s’il comporte quelques scènes un peu racoleuses. L’image y est fort soignée ainsi que les éclairages, la musique colle fort bien à l’image. La paranoïa de Travolta est en phase avec la paranoïa qui, après l’assassinat de John Kennedy, a saisi le monde entier, et qui n’est pas près de s’éteindre après le 11 septembre. Le personnage du tueur frénétique, joué par John Lithgow, appartient davantage à l’atmosphère de Pulsions, son film précédent, et c’est sans doute là qu’est la fragilité du scénario : avoir mêlé deux histoires qui avaient peu de rapport l’une avec l’autre, celle d’un crime politique et celle d’un meurtre de malade mental.

Suppléments :

  • Préface de Samuel Blumenfeld (5’)
    Le spécialiste français de Brian de Palma qu’est Samuel Blumenfeld rapproche Blow Out de Conversations secrètes de Francis Ford Coppola et insiste sur l’importance des événements politiques (assassinat de John Kennedy, accident automobile qui mit fin à la carrière politique de Ted Kennedy, scandale du Watergate) pour expliquer la paranoïa qui existait alors chez les Américains et qui existe chez son personnage. C’est une époque où l’on voit des complots partout.
  • Un Cri de vérité (27’)
    Analyse très savante, parfois un peu pédante, par Jean Douchet, cinéaste français, historien, critique, écrivain et enseignant de cinéma. Une leçon de lecture brillantissime qui montre qu’un film doit être vu plusieurs fois. Celui-ci, entre autres.
  • Retour à Philadelphie (18’)
    Le producteur George Litto, qui avait déjà produit Obsession et Pulsions, deux films de Brian de Palma, raconte les raisons de son engagement, et quelques incidents. Comme celui de la voiture qui tombant dans la rivière, ne coule pas. Ou encore celui, nettement plus grave des deux bobines qui ont été volées par un crétin et qui étaient précisément celles de Travolta dans sa course éperdue en voiture.
  • Le Noir et blanc en couleurs (27’)
    Vilmos Zsigmond, le chef opérateur de Brian de Palma explique son traitement particulier des couleurs à l’époque, avant le traitement numérisé actuel qui simplifie énormément, et les différences qui en découlent, notamment pour les éclairages de nuit. Il explique comment il obtient cette impression de blanc et noir dans un film en couleurs. Il détaille le goût particulier de Brian de Palma pour les lentilles bifocales, qui permettent d’annuler la profondeur de champ en ayant un très gros plan aussi net que l’infini
  • Souvenirs d’une poupée de chiffon (21’)
    L’actrice Nancy Allen, épouse de Brian de Palma, revient sur le bide que connut Blow Out à sa sortie aux Etats-Unis, et sur son jeu personnel, où elle a changé de voix pour créer un personnage de fille un peu nunuche, vulnérable parce que brave fille avant tout. « Le public a adoré ou détesté », dit-elle. Elle explique aussi les nombreuses séances d’improvisation, avant le tournage, entre elle et John Travolta ou avec John Lithgow (le tueur) et des influences et des modifications qu’ils ont apportées au scénario initial.
  • Multipistes (27’)
    Le compositeur vénitien de la musique du film, ainsi que des effets sonores, est Pino Donaggio. Dans une interview très intelligente, il raconte son parcours, comment, violoniste classique et, parallèlement auteur de chansons à succès (l’une d’elles s’est vendu à 80 millions d’exemplaires), il a été recruté dans le cinéma un peu par hasard, en remplacement de Bernard Herrman, le musicien d’Hitchcock. Ayant obtenu le prix de la meilleure B.O, il a continué dans ce métier et explique qu’il ne peut composer de musique de film qu’en voyant la scène une fois qu’elle a été tournée. Il travaille à l’instinct et plaide pour cette méthode.
  • Bande-annonce

Plus d'infos : www.carlottavod.com

Disponible en Blu-ray et DVD sur Amazon


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