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Blu-ray : Pulsions de Brian de Palma

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Notation : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-rouge(5/5)

  • Dressed to Kill
  • de Brian de Palma
  • Blue Ray BD 50
  • Master Haute définition 1080/23.98p
  • Encodage AVC
  • Version originale DTS-HD MA 5.1 et 1.0
  • Version française DTS-HD MA 1.0
  • Sous-titres français
  • Format 2.25 respecté
  • Couleurs
  • Genre : Thriller sanglant
  • Durée 1h 45’
  • Année : 1980

Synopsis

Mère au foyer remariée et mère d’un adolescent, Kate Miller est une épouse insatisfaite. Elle s’en explique auprès de son psychiatre, le Dr Elliott. Passant l’après-midi au musée, elle se fait très habilement draguer par un bel inconnu. Partie de jambes en l’air, mais elle s’est fait suivre par une énigmatique blonde qui l’assassine dans l’ascenseur. Une call-girl a été témoin du crime.

Commentaire artistique

Ce thriller est à la fois très sanglant (Brian de Palma ne rechigne pas à utiliser l’hémoglobine) et osé pour l’époque, puisqu’il est sans doute un des premiers à traiter de la transsexualité. Le film est sans doute un peu racoleur, puisqu’on y voit deux fois une femme prendre sa douche (Angie Dickinson fantasmant sur son corps et le voyant avec vingt ans de moins, et Nancy Allen s’y voyant égorgée) mais il témoigne d’une grande maîtrise esthétique. On a fait des procès d’intention de toutes sortes à ce film, qui n’ont pas lieu d’être. Pulsions n’est ni un film misogyne, ni un film de voyeurisme, c’est un polar d’une grande virtuosité plastique. La musique de Pino Donaggio y est très efficace et le montage de Gerald Greenberg, très haché, très rapide par moments, très lent, très traînant à d’autres y est très virtuose. C’est du très beau cinéma. Et la qualité du Blue Ray y est éblouissante. Les suppléments sont nombreux et intéressants.

Suppléments

  • Préface de Samuel Blumenfeld (8’)
    Samuel Blumenfeld, spécialiste français de Brian de Palma raconte les aspects autobiographiques que Brian de Palma a introduits dans son film. Par exemple, adolescent, il a espionné son père, mari infidèle, pour le compte de sa mère bafouée.  Plus tard, il s’est penché sur des cas d’assassinats dans le milieu gay pour en tirer scénarios ou films. Il explique aussi le casting curieux de ce film qui mêle des acteurs venant d’autres catégories de films, comme Angie Dickinson ou Michael Caine, avec ses acteurs fétiches que sont son épouse Nancy Allen (la call-girl témoin du meurtre) ou Dennis Franz (l’inspecteur de police)
  • Symphonie de la peur (17’)
    George Litto, l’un des producteurs, raconte sa collaboration avec Brian de Palma et souligne la grande liberté laissée au metteur en scène. Il explique sa satisfaction d’avoir produit avec Pulsions, un film qui compte et qui supporte bien les outrages du temps.
  • La Femme en blanc (29’)
    Angie Dickinson, qui joue le rôle de la femme assassinée au bout d’une demi-heure de film, considère qu’il s’agit de son meilleur rôle. Après avoir été l’héroïne de « Rio Bravo », du Point de non-retour », de « L’Homme en colère » avec Lino Ventura, elle se lançait dans une carrière de policière à la télévision. Ce film la changeait radicalement de rôle. Elle souligne le goût de la perfection de Brian de Palma qui préparait les scènes au plus près. Elle analyse la scène de la douche, où une doublure la remplace pour ce qui est du corps (et pourquoi), celle du taxi, celle du musée où elle n’a appris qu’après qu’elle serait muette et sans voix-off.
  • La Femme en violet (22’)
    Nancy Allen, l’épouse de Brian de Palma, explique toute la genèse de Pulsions, car son mari lui lisait chaque jour, ce qu’il avait écrit au petit matin. Ancienne danseuse, elle apprécie le rythme du tournage des différentes séquences et rend hommage au monteur Gerald Greenberg.. Elle salue le travail remarquable de la costumière Ann Roth et réfute la prétendue misogynie de son mari.
  • Une Leçon de cinéma (30’)
    Pour Keith Gordon, dix-huit ans à l’époque, qui joue le rôle du fils de la femme assassinée supposé en avoir quinze, est devenu metteur en scène lui-même. Le rôle devait être donné à un enfant de dix ans, mais faute d’en avoir trouvé un, Brian de Palma a rectifié le rôle à la demande de Keith Gordon, qui avait joué dans « Home Movies ».  Ce fut pour lui un véritable apprentissage du métier. Il souligne l’importance du montage, admet les ressemblances avec Hitchcock, mais montre également les différences de style et le rapproche d’auteurs comme Polanski, Argento, Bava. Selon lui, Brian de Palma n’est pas misogyne, mais au contraire progressiste pour les femmes, puisqu’il parle avec bienveillance des désirs et du plaisir féminins. Il souligne l’ouverture d’esprit de Brian de Palma.
  • Pulsions en trois versions (5’)
    Une comparaison entre les trois versions de Pulsions, censurée, non censurée et télévisée.
  • Bande-annonce

Plus d'infos : www.carlottavod.com

Disponible en Blu-ray et DVD sur Amazon


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