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En Blu-ray : L’Assassin d'Elio Petri

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Note artistique : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-grise(4/5)
Note technique globale : etoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-grise(4/5)

  • Titre original : L’Assassino
  • Support : blu-ray
  • Genre : drame
  • Année : 1961
  • Réalisateur : Elio Petri
  • Casting : Marcello Mastroianni (Nello Poletti), Micheline Presle (Adalgisa De Matteis), Cristina Gaioni (Antonella Nogara), Salvo Randone (commissaire Palumbo), Andrea Checchi (Morello), Francesco Grandjacquet (Vecchio signore), Marco Mariani (commissaire Margiotta), Franco Ressel (docteur Francesconi), Mac Ronay (Suicida), Toni Ucci (Toni), Max Cartier (Bruno), Bruno Scipioni, Giovanna Gagliardo (Rosetta), Liana Ferri, Carlo Egidi (Amico di Nello)
  • Durée : 1 h 38 mn 09
  • Format vidéo : 16/9
  • Format ciné : 1,85/1 noir et blanc
  • Sous-titrage : français
  • Pistes son : DTS-HD MA 1.0 mono italien
  • Bonus HD : « Petri par Paola » (16 mn 12), « Coupable innocence » par Jean A. Gili (16 mn 40), bandes annonces de 1961 (3 mn 46) et de 2012 (1 mn 38).
  • Éditeur : Carlotta Films 

Le premier film d’Elio Petri restauré et édité en 2K

Synopsis

Alfredo Martelli, un jeune antiquaire romain, est arrêté par la police. En attendant d’être interrogé, il se souvient, par épisodes, de son attitude peu scrupuleuse à divers moments de sa vie. Il apprend alors que la police le croit être l’assassin de sa maitresse…


CRÉDITS PHOTOGRAPHIQUES © 1961 AGUILA FILMS. Tous droits rÉservÉs.

Commentaire artistique

Excellente initiative que de rééditer ce premier film d’Elio Petri porté par la prestation inégalée de Marcello Mastroianni et la présence de Micheline Presle en séductrice, redoutable et perverse. Le montage magistral, à base d’un savant emploi de flash-backs, et une esthétique particulière, très inspirée de la Nouvelle Vague, annoncent l’émergence d’un réalisateur talentueux qui n’hésite pas à dresser le portrait d’une Italie étouffée par sa bureaucratie et l’arbitraire de sa police. Sous couvert d’un polar, dont l’intrigue demeure secondaire, E. Petri donne de sa patrie une version critique fortement teinté d’analyse politique marxiste qui l’obligera à de nombreuses coupes. La mise en scène, surréaliste à bien des égards, souligne le pouvoir de l’apparence incarnée par l’indolence d’un antiquaire minable, que Marcello Mastroianni campe avec une extraordinaire virtuosité, et par l’attitude policière en quête d’une vérité masquée. Le scénario, écrit avec Tonino Guerra, décrit ce héros lamentable au cœur d’une intrigue policière banale mais teintée de surréalisme. Son introspection téméraire est mise en forme par des flash-backs, à la redoutable efficacité, qui le plongent un peu plus dans la conscience de sa médiocrité. Toute l’habileté de ce film, dont la complexité ne peut s’apprécier par une seule vision, est d’avoir su manipuler les possibilités narratives et symboliques de l’outil cinématographique, initiées par Antonioni, et la subtile potentialité de ses acteurs. Dès ce premier film, le cinéaste manifeste une modernité sans égale. Présenté à Cannes Classics en 2011, le film a été restauré par L’Immagine Ritrovata de la cinémathèque de Bologne. Le négatif original, ainsi que deux bobines, la première et la dernière, de la copie lavande dite aussi « marron » (positif à faible contraste pour le tirage de contretypes), ont été scannés en 2K. Les images numériques ont été alors stabilisées, nettoyées et re-étalonnées en usant comme référence de la copie positive de la Titanus conservée à Bologne. Le mixage a aussi été restauré numériquement à partir de négatif optique 35 mm avec nettoyage et réduction du souffle. Splendide.

Commentaire bonus

Chez Carlotta, les boni (en HD) ont du sens. Dans le premier, l’épouse du cinéaste, Paola Pegoraro Petri, en compagnie de Jean A. Gili, historien du cinéma italien, racontent la production du film jusqu’à la confrontation avec la censure à propos du traitement l’image de la police. Dans le second, Jean A. Gili décortique les éléments du film comme miroir de la société italienne d'après-guerre et qui contient, en germe, tout le cinéma futur d’Elio Petri.

Fiche technique

Commentaire technique 

  • Un BD de belle facture ; copie restaurée à Bologne, avec élimination des défauts et révision de l’étalonnage
  • Colorimétrie : beau noir et blanc équilibré
  • Étalonnage : excellent
  • Contraste : excellent
  • Compression : sans défaut
  • Définition : très bonne, granulation discrète
  • Mixage : une post-synchro claire, sans l’aspect artificiel souvent l’apanage des films italiens, sonorités homogènes 

Liens Web 

Notations

  • Image : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-grise(4/5)
  • Mixages sonores : etoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-griseetoile-grise(3/5)
  • Bonus : etoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-griseetoile-grise(3/5)
  • Packaging : etoile-verteetoile-verteetoile-griseetoile-griseetoile-grise(2/5)

Film disponible en Blu-ray et DVD sur Amazon


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