Actus Blu-Ray/DVD « My Beautiful Laundrette » : une comédie sociale culte…

Blu ray My Beautiful Laundrette

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rouge(4,5/5)

Synopsis

Omar, jeune pakistanais de la banlieue sud de Londres, prend la gérance d'une vieille laverie automatique appartenant à son oncle Nasser. Il est aidé de Johnny, un loubard repenti qui devient son amant et doivent affronter l’homophobie et le racisme. Quand son cousin Salim blesse un membre de l'ancien gang de Johnny, une bagarre éclate…

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Titre original : My Beautiful Laundrette
Support : blu-ray
Genre : comédie dramatique
Année : 1984
Réalisateur : Stephen Frears
Casting : Saeed Jaffrey, Daniel Day-Lewis, Gordon Warnecke, Roshan Seth, Derrick Branche, Rita Wolf, Shirley Ann-Field
Durée : 1 h 33 mn 42
Format vidéo : 16/9
Format ciné : 1,66/1 (16 mm)
Sous-titrage : français
Pistes sonores : DTS-HD MA 2.0 anglais/ourdou, français
Bonus : The Burning, premier court-métrage de Stephen Frears (1961, 1,33/1, noir et blanc, 30 mn 37) - entretien avec Stephen Frears (septembre 2015, 9 mn 03) - extrait du film de N.T. Binh Le cinéma britannique aujourd’hui. La tradition des francs-tireurs (1998, 11 mn 24) - copie DVD
Éditeur : Doriane Films

Commentaire artistique

Oscar du meilleur scénario pour Hanif Kureishi, ce film, prévu initialement pour la télévision, remporta un succès inattendu à sa sortie et changea la carrière de ses auteurs, propulsant Stephen Frears au pinacle des réalisateurs. Cette petite production filmée en 16 mm, au titre peu évocateur, ne raconte pas vraiment une histoire mais nous invite à partager quelques instants de vie dans une banlieue défavorisée de Londres au sein de la communauté pakistanaise. Il s’agit clairement d’une comédie politique dénonçant la structure et les tensions dans la société de l’Angleterre de Margaret Thatcher. Il est en effet question de l’écart qui se creuse entre les classes sociales, au sein de cette société désavantagée, selon les origines géographiques, les moyens économiques et les penchants sexuels. La grande habileté du scénario réside dans cet improbable (et emblématique) duo amoureux unissant le pakistanais Omar à l’anglo-saxon Johnny ; paradoxalement le premier, fils d’immigrant, aura toutes les chances de réussir avec le soutien de sa communauté et de sa famille, alors que le second, marginal, semble voué à l’échec, tel un étranger dans son pays natal. En miroir de ce couple masculin, le scénariste a subtilement établi un pendant féminin avec la blanche Rachel, maitresse de l’oncle d’Omar, et la pakistanaise Tania, toutes deux poursuivant, avec des fortunes diverses, la quête du bonheur ; la première échouera, la seconde tentera sa chance sans que le film ne soit plus explicite sur son sort. Au moment de sa sortie en 1984 une grande majorité des acteurs était inconnue. Daniel Day-Lewis démontrait alors sa capacité à incarner des personnages compliqués et son indéniable talent (la même année il apparaissait aussi dans l’excellent Room with a View), Saeed Jaffrey, disparu le 14 novembre 2015, devint, après sa composition remarquée de l’oncle Nasser, un acteur indien réputé qui jouera dans de très grands films ; idem pour son compatriote Roshan Seth « papa » autre grand figure indienne qui incarnera Nehru dans Gandhi. Si Rita Wolf, Tania, a surtout percée plus tard à la télévision, Shirley Anne-Field était déjà une actrice réputée. La photographie d’Oliver Stapleton apporte toute l’efficacité formelle et l’inventivité du cadre que nécessitait cette description « naturaliste ». Aux manettes de cette comédie subversive, Stephen Frears, brillant héritier du Free Cinema des années 60 de Lindsay Anderson, Tony Richardson et Karel Reisz et de la Nouvelle Vague britannique de la décade suivante, a su saisir l’opportunité offerte par Channel 4, chaine télévisée officiellement chargée de favoriser des programmes à destination des minorités, pour imposer une vision cinématographique nouvelle et audacieuse de la société multiculturelle. Avec son message libéral sur les minorités, son antiracisme et sa condamnation des idéologies, son film n’a jamais été autant d’actualité.

Commentaire technique

Copie HD à la définition honorable, compte tenu du format 16 mm de tournage (avec gonflage en 35 mm) ; négatif 16 mm scanné en 2K, restauration supervisée par Oliver Stapledon ; le blu-ray restitue l’aspect du film avec un bon contraste, des couleurs chaudes et saturés, une granulation omniprésente, pas de dégât de pellicule perceptible ; mixage anglais 2.0 dynamique, bien équilibré, frontal ; VF artificielle.

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile demi bleueetoile griseetoile griseetoile grise(1,5/5)

IMDb : http://www.imdb.com/title/tt0091578/

 

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