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Un Château en enfer : la guerre comme une œuvre d’art (en Blu-ray et DVD)

Blu ray Un Chateau en enfer 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)

Synopsis

En décembre 1944, pendant la bataille des Ardennes, une contre-offensive des Allemands force un groupe de huit G.I.s, conduit par le major Falconer, à se réfugier au château de Malderais où vivent le comte Henri Texier et Thérèse, entourés d'inestimables œuvres d’art. Lorsque les Allemands décident d’attaquer, malgré un cruel dilemme, résister et protéger le château ou l’abandonner, les militaires décident de résister…

• Titre original : Castle Keep
• Support testé : Blu-ray
• Genre : guerre
• Année : 1969
• Réalisation : Sydney Pollack
• Casting : Burt Lancaster, Patrick O'Neal, Jean-Pierre Aumont, Peter Falk, Astrid Heeren, Scott Wilson, Tony Bill, Al Freeman, Bruce Dern
• Durée : 1 h 47 mn 25
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,35/1
• Sous-titrage : français
• Pistes sonores : DTS-HD MA 2.0 anglais - DTS-HD MA 2.0 monophonique français
• Bonus : Un Château en enfer, une peinture signée Pollack !, interviews Samuel Blumenfeld, journaliste, et Yves Chevalier (38 mn 52) - Un Château en enfer, art ou action ?, interview de Christian Viviani, professeur de cinéma (20 mn 24)
• Éditeur : Rimini Éditions

Commentaire artistique

Un Château en enfer, cinquième long-métrage de Sydney Pollack, s’inscrit dans la filmographie du cinéaste juste au début de la série de ses grands films des années 70. Adaptant un roman de William Eastlake, ce film de guerre a été tourné en ex Yougoslavie, actuelle République de Serbie, et le château a été reconstitué dans le parc de Kamenica de la ville de Sremska Kamenica : pour l’anecdote le décor s’est accidentellement enflammé et sa destruction filmée a été intégrée dans les scènes finales. Ce n’est pas un film de guerre classique que tourne Sydney Pollack mais une sorte de fable chargée de symboles et de considérations philosophique. Sa vedette principale, Burt Lancaster, qui incarne le photogénique major borgne Abraham Falconer, avec son allure de chevalier fantomatique sur son destrier blanc, le considérait comme une allégorie de la guerre du Vietnam. Les scènes surréalistes ne manquent d’ailleurs pas avec ce soldat passionné par une Coccinelle Volkswagen capable de flotter ou ce cours d’histoire de l’art dans un château-musée bourré d’œuvres d’art. Les personnages sont tous assez ambigus : un comte impuissant (Jean-Pierre Aumont) désirant que sa femme / nièce (Astrid Heeren) soit engrossée par le major, un sergent ex-boulanger (Peter Falk) qui s’installe dans la boulangerie du village pour reconstituer une pseudo-famille, un capitaine cultivé (Patrick O’Neal) qui ne rêve que de sauver le monument avec ses tableaux de maître et ses sculptures ou un soldat écrivain qui consigne l’histoire (Al Freeman Jr.). Dans un rôle secondaire Bruce Dern campe un furieux objecteur de conscience et Elizabeth Teissier une des filles du lupanar local, « La reine rouge ». Les nombreux thèmes abordés par ce long-métrage au ton singulier risquent de décontenancer mais l’action reprend le dessus, avec une vraie efficacité, dans le dernier tiers du film. La mise en scène, les situations et les dialogues confortent l’irréalisme de cette intrigue plus proche du cauchemar ou du rêve que de la trivialité de l’offensive allemande dans les Ardennes. Par son ton singulier, Un Château en enfer annonce ces films des années 70 qui vont traiter la guerre par l’allégorie absurde et l’humour caustique tel que Catch 22 (1970) ou M.A.S.H. (1970). Outre l’excellence de son interprétation, le film bénéficie de la superbe partition de Michel Legrand et du talent du directeur de la photographie Henri Decae (Les Quatre cents coups, 1959) qui a su composer magnifiquement ses images avec la beauté des paysages enneigés et la photogénie des décors. Malgré sa curieuse atmosphère symbolique et intemporelle pas toujours convaincante, Un Château en enfer, film d’auteur devenu culte pour les cinéphiles, mérite avec le recul d’être reconsidéré.

 

Blu ray Un Chateau en enfer

Commentaire technique

Image : copie HD, bonne définition globale (tournage en 35 mm), belle restitution des textures, image lumineuse sans gros dégâts mais pas exempte de points blancs, bon contraste, étalonnage naturaliste chaud, colorimétrie réaliste chatoyante aux teintes nuancées

Son : mixage anglais 2.0, dialogues clairs, belle dynamique sur la musique de Michel Legrand et les séquences de combat, stéréophonie procurant une ouverture sonore très frontale (le blu-ray anglais possède une version 4.0), excellent usage du canal LFE dans les scènes d’action ; VF monophonique plus limitée

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile griseetoile griseetoile grise(2/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise(3/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0064137/

 

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