Tenet 4K : un tour de force cinématographique (en UHD, Blu-ray, DVD et VOD)

UHD Tenet 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi orangeetoile grise(3,5/5).

Synopsis :

Muni d'un seul mot « Tenet » et décidé à se battre pour sauver le monde, le « protagoniste », agent de la CIA, sillonne l'univers crépusculaire de l'espionnage international. Sa mission le projettera dans une dimension qui dépasse le temps. Pourtant, il ne s'agit pas d'un voyage dans le temps, mais d'un renversement temporel…

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• Titre original : Tenet
• Support testé : UHD
• Genre : thriller, science-fiction
• Année : 2020
• Réalisation : Christopher Nolan
• Casting : John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki, Aaron Taylor-Johnson, Himesh Patel, Dimple Kapadia, Clémence Poésy, Michael Caine, Kenneth Branagh
• Durée : 2 h 30 mn 09
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : variable 1,78/1 à 2.20/1 (HDR 10)
• Sous-titrage sur l’UHD : français, néerlandais, espagnol, castillan, néerlandais, chinois (mandarin), cantonais, mandarin, coréen, espagnol (Amérique Latine), tchèque, danois, finlandais, hongrois, norvégien, polonais, portugais, suédois, tamoul, anglais, allemand, italien
• Pistes sonores sur l’UHD : DTS-HD MA 5.1 anglais, français, allemand, Dolby Digital 5.1 espagnol, italien, polonais, tchèque, hindi, thaï
• Bonus : boîtier métal SteelBook limité avec l’UHD et le Blu-ray du film et un Blu-ray de bonus
• Bonus en VOST sur le Blu-ray bonus : Voir le monde sous un nouvel angle : le Making of de Tenet (Looking at the World in a New Way : The Making of Tenet, 75 mn 22) : I. Le Principe de conviction (4 mn 06), II. Mobiliser les troupes (6 mn 34), III. La Vision, IV (4 mn 10). La Preuve de la vitre (4 mn 45), V. La feuille de route (5 mn 05), VI. L'Entropie en action (10 mn 47), VII. Parcourir le monde (12 mn 27), VIII. Un avion de quelle taille ? (4 mn 47), IX. Le Code vestimentaire (3 mn 51), X. Construire ce monde crépusculaire (5 mn 26), XI. Le Combat final (4 mn 10), XII. Cohésion (5 mn 37), XIII. Le Fait d'être ici et maintenant signifie-t-il que cela n'a jamais eu lieu ? (3 mn 48) - teaser (1 mn 12, VO) - trois bandes annonces (2 mn 16, 3 mn 00, 3 mn 13, VO)
• Éditeur : Warner Home Video

Commentaire artistique

Voici dont Tenet, nouvel opus de Christopher Nolan, qui serait le film américain le plus rentable de 2020, mais est-ce bien un argument ? Certains ont détestés ce film au scénario excessivement compliqué, reposant sur la pirouette dramatique de l’inversion entropique, quand d’autres ont crié au génie : bref, voilà un film qui divise et qui ne laisse pas indifférent. On savait Christopher Nolan capable de développer des intrigues passablement embrouillées souvent basées sur la temporalité comme Memento (2000), Le Prestige (2006) et Inception (2010) mais avec Tenet il semble s’être surpassé dans le registre « remue-méninge ». Ainsi, parmi les nombreuses clés du film, plusieurs indices renvoient par exemple au carré Sator et son palindrome (à lecture indifféremment droite ou gauche) : sator (nom du vilain) arepo (nom du faussaire) tenet (titre du film) opera (scène d’ouverture) rotas (nom de l’entrepôt pentagonal), Sous ses faux airs de James Bond, réunissant agent secret, action, yacht et jolie fille, et avec son histoire embrouillée, pour ne pas dire singulièrement absconse, ce film cherche à se démarquer par son désir excessif de cultiver l’originalité à tout prix. Tenet est un exercice de style, un tour de force technique (cf. Making of) qui a mobilisé des moyens hypertrophiés (plus de 200 millions de dollars !) pour un résultat moyennement convaincant. La plupart des séquences ultra-spectaculaires (opéra, immeuble indien, 747, catamarans, autoroute, scène finale…) ne sont construites que pour sidérer sans pour autant faire progresser significativement l’intrigue. Une fois compris le principe de l’inversion, le spectateur doit se contenter de suivre ses remuants personnages assez largement stéréotypés à la manière d’un classique 007 : l’agent secret sexy et efficace (John David Washington), la séduisante femme délaissée (Elizabeth Debicki) et son très très méchant mari (Kenneth Branagh), etc. Ce film au substrat « intellectuel » se comporte en réalité comme un blockbuster américain classique jouant la carte de l’action et de l’exotisme (nous baladant dans divers pays) qui vont à l’encontre de son ambition. Mais on ne peut contester à Christopher Nolan son talent inné pour le spectacle épique : son film a, en effet, été conçu pour l’IMAX et a été filmé avec classe en 65 mm par Hoyte van Hoytema. Cette dimension épique est d’ailleurs contradictoire avec la notion de temporalité abordée par le scénario (inversion entropique, tourniquet et tenaille temporels) qu’un certain Chris Marker avait su traiter à sa façon, avec un réel brio, dans son film La Jetée (1962), composé d’images fixes en noir et blanc ! Le vertige quantique que veut nous faire partager Christopher Nolan n’est pas de la même trempe et son inclination, depuis Inception, a exiger de son public une surchauffe cérébrale prive en partie celui-ci du plaisir du spectacle cinématographique, même si certains spectateurs férus d’énigmes intellectuelles se sont pris au jeu du décryptage. Tenet n’est pas le film le plus éblouissant de son auteur mais il possède deux intérêts non négligeables en prouvant que Christopher Nolan n’a pas fini de nous surprendre et que ses films restent indispensables pour donner envie aux spectateurs de retourner dans les salles.

 

UHD Tenet

Commentaire technique

Image : copie UHD, superbe définition quel que soit le format allant de 1,78/1 à 2,20/1 (tournage en 65 mm avec caméras Arriflex 765, Imax MKIII, MKIV, MSM 9802, Panaflex System 65 Studio, Master Format 4K), grain argentique ténu et régulier, magnifique gestion des contrastes, image lumineuse, noirs profonds, étalonnage chatoyant, colorimétrie chaude aux teintes vives richement nuancées en HDR

Son : mixage anglais 5.1 visant la surenchère, hypertrophié et tonitruant, dialogues clairs au centre, dynamique survitaminée sur la musique et sur tous les effets d’ambiances (explosions diverses, véhicules) avec un usage impressionnant des LFE, spatialisation ample, envahissante et largement immersive à la limite de la saturation auditive ; VF 5.1 très soignée, bien équilibrée, assez convaincante mais avec une dynamique plus réduite

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Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi orange(4,5/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue(5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt6723592/

 

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