A.I. (Intelligence Artificielle) : un conte de Pinocchio du futur (en Blu-ray)

Blu ray A I Intelligence Artificielle 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)

Synopsis

Dans un futur proche où la fonte des glaces a submergé la majorité des terres habitables, les robots communément appelés les « méchas » font partie de la vie quotidienne des hommes. Les naissances étant sévèrement contingentées, le professeur Hobby souhaite créer un enfant robot capable de développer au contact des humains, un vaste répertoire d'émotions, de désirs et de souvenirs.

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• Titre original : A.I. Artificial Intelligence
• Support testé : Blu-ray
• Genre : science-fiction, conte, drame
• Année : 2001
• Réalisation : Steven Spielberg
• Casting : Haley Joel Osment, Jude Law, Frances O'Connor, William Hurt, Brendan Gleeson, Sam Robards, Jake Thomas, Ken Leung
• Durée : 2 h 25 mn 50
• Format vidéo : 16/9 (1,78/1)
• Format ciné : 1,85/1
• Sous-titrage : français, finlandais, danois, néerlandais, suédois, espagnol, castillan, brésilien, norvégien, anglais, italien, allemand
• Pistes sonores : DTS-HD MA 6.1 anglais - Dolby Digital Surround EX 5.1 français, allemand, castillan, italien, japonais - Dolby Digital 2.0 portugais
• Bonus : boîtier métal SteelBook limité « Sci-fi Destination », spécial 20ème anniversaire du film avec le Blu-ray du film - poster du film
• Bonus en VOST de 2002 :
Les coulisses du film : créer A.I. (12 mn 05) - réaliser A.I. : portrait de David (9 mn 06), portrait de Gigolo Joe (5 mn 59) - concevoir A.I. : des croquis aux décors (7 mn 26), habiller A.I. (5 mn 28), l'éclairage de A.I. (4 mn 23), effets spéciaux (7 mn 43), les robots de A.I. (13 mn 42) - Effets visuels, spéciaux et animation par ILM : vue d'ensemble par Dennis Muren (5 mn 11), les robots (3 mn 23), les miniatures (4 mn 17), la séquence de New York City, évolution de la scène (2 mn 51) - animer A.I. (8 mn 06) - le son et la musique de A.I. : conception sonore (6 mn 45), musique (5 mn 49) - Final Steven Spielberg : notre responsabilité envers l'Intelligence Artificielle (2 mn 26)
A.I. archives : bandes annonces originales (1 mn 42, 2 mn 10) - storyboards : les adieux de Joe (4 mn 40), Le saut de David (4 mn 56), David et la fée bleue (3 mn 36) - portfolio de Chris Baker : Teddy, cryogénie, la foire à la chair, Rouge City et la docteur know, le parc à thème, excavation et les robots, David voit encore sa mère - portfolio du chef décorateur : la maison des Swinton, cryogénie, la foire à la chair, Rouge City, l’amphibicoptère, cybertronique, le parc à thème, vaisseaux du futur, excavation et les robots - portfolio d’ILM : les robots, Rouge City, New York, dessins du parc à thème, séquence sous l’eau, excavation - galerie portraits photo par David James (3 mn 52) - galerie photos de Steven Spielberg en coulisses avec David James (9 mn 28)
• Éditeur : Warner Home France

Commentaire artistique

En 2001, date inévitablement associé au nom de Stanley Kubrick, Steven Spielberg renoue avec la science-fiction et réalise A.I. (Intelligence Artificielle) selon la volonté de Christiane Kubrick après la disparation de son mari en 1999. Stanley Kubrick travaillait sur ce projet depuis les années 70 et désirait en confier la réalisation à son ami Steven Spielberg (cf. bonus). Il s’agissait d’adapter la nouvelle de science-fiction « Les Supertoys durent tout l'été » écrite par Brian Aldiss (« Supertoys Last All Summer Long », 1969). En définitive, le scénario, coécrit par Steven Spielberg et Ian Watson, va s’affranchir largement de l’histoire originelle en ne conservant que les personnages et l’idée principale de l’enfant robot : en se basant sur le désir de David de devenir un enfant de chair grâce à la magie de la fée bleue, c’est une libre adaptation de la fable de Pinocchio qui sera portée à l’écran. Il est fort probable que Stanley Kubrick aurait traité différemment l’intrigue avec cette maestria de mise en scène qui n’appartenait qu’à lui. D’ailleurs de son côté, Steven Spielberg réalise le film selon son style personnel, plus porté sur le merveilleux que sur la philosophie et qui, une fois de plus, accorde une grande importance à l’enfance et à l’extraordinaire bienveillant. Ceux qui attendaient un récit de science-fiction de dimension métaphysique, en raison du thème de l’intelligence artificielle, seront probablement déçus par la fable sympathique, un peu naïve, que nous sert le cinéaste de E.T L’extraterrestre. Excepté une entrée en matière aux conséquences vertigineuses, avec William Hurt en professeur Hobby succédané de Geppetto, A.I. (Intelligence Artificielle) est essentiellement consacré aux affres du robot David (excellente Haley Joel Osment), partagé entre sa « mère » Monica (Frances O’Connor) et son « frère » Martin (Jake Thomas) et assisté d’un ours en peluche craquant, Teddy (voix de Jack Angel). Brodant sur le conte de Carlo Collodi, le film s’attarde longuement sur les aventures de l’enfant artificiel plongé dans un monde futuriste où les « mechas » robots côtoient les humains. Steven Spielberg développe plus que de raison les péripéties initiatiques de David, en compagnie d’un robot « Gigolo Joe » (Jude Law), jusqu’à Rouge City. Le script s’écarte complètement de la conclusion tragique et des questions existentielles de la nouvelle de Brian Aldiss au profit d’une solution « féerique », peu convaincante, façon Rencontres du Troisième Type. La grande déception de la version Spielberg est de s’être égarée en chemin en étant trop romanesque et plutôt indécise, là où la nouvelle cultivait l’ambiguïté. Même si le souffle de l’aventure, propre au réalisateur, est toujours communicatif, le film passe à côté de la thématique essentielle à propos du bienfondé de l’intelligence artificielle et de ses implications métaphysiques : une réflexion plus que jamais d’actualité. Hormis un beau boitier SteelBook limité « Sci-fi Destination » et un poster du film, cette édition blu-ray est identique aux éditions sorties en 2011 et 2017.

 

Blu ray A I Intelligence Artificielle

Commentaire technique

Image : copie HD, belle définition, piqué sans excès, image adoucie selon les choix du directeur photo Janusz Kaminski, grain argentique homogène (tournage en 35 mm avec Moviecam Compact et Panaflex Panavision), bonne restitution des textures, excellente gestion des contrastes surtout dans les nombreuses scènes en basse lumière et aux éclairages artificiels du futur, étalonnage naturaliste, colorimétrie nuancée aux teintes réalistes

Son : mixage anglais 6.1, dialogues clairs, belle dynamique contenue qui met en valeur la superbe partition de John Williams ; spatialisation subtile, ample et immersive, sans hypertrophie mais ponctuellement énergique (foire à la chair, cité immergée), LFE discret ; VF 5.1 claire et dynamique, doublage soigné, voix pas assez intégrées aux ambiances

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Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile grise(4/5)
Mixages sonores : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise(4/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile grise(3,5/5)

 

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0212720/ 


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