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Le Pacte des loups Director’s Cut 4K : un film ambitieux remarquablement restauré (en UHD)

UHD Le Pacte des loups 00

Note artistique : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile demi rougeetoile grise(3,5/5)

Synopsis

En 1766, une bête mystérieuse sévit dans les montagnes du Gévaudan et fait de nombreuses victimes, sans que quiconque puisse l'identifier ou la tuer. Les gens ont peur. C'est un monstre surgi de l'enfer ou une punition de Dieu. L'affaire prend rapidement une dimension nationale et porte atteinte à l'autorité du Roi. Le chevalier Grégoire De Fronsac, naturaliste de surcroît, est alors envoyé dans la région du Gévaudan pour dresser le portrait de la bête…

• Titre original : Le Pacte des loups
• Support testé : UHD
• Genre : fantastique
• Année : 2001
• Réalisation : Christophe Gans
• Casting : Samuel Le Bihan, Mark Dacascos, Jérémie Renier, Vincent Cassel, Émilie Dequenne, Monica Bellucci, Jacques Perrin, Christian Marc, Karin Kriström, Philippe Nahon, Bernard Farcy, Édith Scob, Jean Yanne, Jean-François Stévenin
• Durée : 2 h 31 mn 06
• Format vidéo : 16/9
• Format ciné : 2,39/1 (HRD10, Dolby Vision)
• Sous-titrage : aucun
• Piste sonore : Dolby Atmos (TrueHD 7.1) français
• Bonus : commentaire audio de Christophe Gans (2001) - commentaire audio de Samuel Le Bihan et Vincent Cassel (2001) - conversation inédite entre Christophe Gans et Jean-Baptiste Thoret (2022, 1 h 28 mn 52) - bande annonce originale restaurée (2 mn 10)
• Éditeur : Metropolitan Vidéo

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Commentaire artistique

Présenté en version longue Director’s Cut, restaurée en 2021 en 4K, Le Pacte des loups, ambitieuse production de 2001 (la plupart des acteurs emblématiques du film nous ont d’ailleurs quittés) est la preuve manifeste et notoire de l’amour porté par son réalisateur Christophe Gans au cinéma de genre. Les sources qui l’ont inspirées pour ce long métrage sont variées (cf. bonus entretien) et mêlent habilement les arts martiaux et le cinéma d’aventure à la française (Cartouche de Philippe de Broca, 1962) : le mélange des genres est revendiqué par le cinéaste comme un hommage au feuilleton telle la saga Angélique, marquise des anges (1964) de Bernard Borderie. Le Pacte des loups, ingénieux compromis entre les inclinations naturelles du cinéaste et les contraintes de la production (il faut saluer ici l’enthousiasme de Samuel Hadida sans qui le projet aurait capoté), a tout du grand spectacle hollywoodien, mais fondé sur un fait divers purement hexagonal : le mythe de la bête du Gévaudan. En effet le scénario, coécrit par Stéphane Cabel et Christophe Gans, va broder sur cette animal « monstrueux » qui terrorisa les villageoises et les enfants de divers lieux de Lozère entre 1764 et 1767 et qui sera « abattu » et empaillé (une probable mascarade) sur ordre du roi Louis XV par son porte-arquebusier François Antoine (Johan Leysen). Le film, qui n’a pas de prétention historique, même si dans le détail l’authenticité est recherchée, joue savamment de la licence artistique pour inventer une fiction basée sur la théorie du complot de fanatiques religieux menés par le père Henri Sardis (Jean-François Stévenin) utilisant un fauve africain dressé par le comte de Morangias (Vincent Cassel) : la plupart des personnages incarnés dans le film sont très éloignés de leur réalité historiques. L’intrigue inutilement compliquée, avec le naturaliste Grégoire de Fronsac (Samuel Le Bihan) pour héros, est hélas ralentie par trop de ramifications dramatiques qui plombent un peu son rythme et par une insistance sur les combats virevoltants de Mani (Marc Dacascos), réglés par Philip Kwok, qu’on peut comprendre : Christophe Gans a une fascination pour les films asiatiques (dont il fut distributeur via son label HK Vidéo) et l’acteur a baigné dans les arts martiaux. Tous deux se sont fait connaître en 1995 par l’adaptation du manga Crying Freeman. Malgré ces quelques longueurs insolites pour le profane et un curieux mélange des genres, Le Pacte des loups n’est pas qu’un simple film de genre : la beauté de ses décors, photographiés en grande partie en extérieurs (Dordogne, Hautes-Pyrénées, etc.) par Dan Laustsen, la splendeur des costumes créés par Dominique Borg (César 2002) et l’ampleur de la partition suggestive signée Joseph LoDuca démarquent le film des produits de série. Le scénario assez bien construit, la réalisation efficace et la qualité globale de l’interprétation, qui aligne les grands acteurs du moment (Monica Belluci, Édith Scob, Jacques Perrin, Jean Yanne, etc.) ajoutent au plaisir de savourer l’atmosphère fantastique qui enveloppe ce récit énigmatique. À sa sortie en France, le film attirera près de 5,3 millions de spectateurs, un succès indéniable, et l’on peut se demander, à juste titre, pourquoi ce film n’a pas montré la voie (cf. bonus). Avec sa superbe nouvelle restauration 4K, Le Pacte des loups atteint une qualité technique inégalée qui devient une référence quasi insurpassable, quoique certaines critiques aient pointé les partis pris du nouvel étalonnage.

 

UHD Le Pacte des loups

Commentaire technique

Après une post-production 2K en 2001, le film a bénéficié d’une nouvelle post-production 4K gérée par l’équipe d’origine : les négatifs caméras originaux non montés ont été triés et scannés pour reconstituer la version originale Director’s Cut. Les effets spéciaux ont été en grande partie retravaillés en 4K. Le mixage d’origine a été retravaillé en Dolby Atmos. Tous ces travaux ont été effectués en 2021 chez Hiventy sous la supervision du monteur Sébastien Prangère, du mixeur Cyril Holtz et du réalisateur et initiateur de cette version 4K, Christophe Gans, qui n’a pas souhaité modifier le film mais juste lui donner une meilleure qualité technique. La seule transformation a porté sur le réétalonnage des scènes avec la bête pour les rendre plus piquées

Image : copie UHD, définition époustouflante et piqué chirurgical permanent sur les gros plans et tous les détails, texture argentique fine et homogène sur presque tout le métrage, image sans défaut et stable (tourné en Super 35 mm avec caméras Panaflex, Master Format 4K 2021), gestion HDR sans faille des contrastes avec du détail dans les scènes en basses lumières, noirs francs, étalonnage plutôt équilibré vers le chaud hormis quelques plans plus froids, colorimétrie chatoyante aux teintes vives, voire franches (rouge) et aux tons très saturés

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Son : mixage Dolby Atmos (remix), dialogues et voix off clairs et équilibrés, dynamique impressionnante sur les ambiances (chasse, cavalcades, combats) et la musique suggestive de Joseph LoDuca, spatialisation immersive très ouverte aux surrounds fort bien sollicités (bruits naturels, mouvements, tirs), canaux de hauteur efficaces mais très ponctuels (pluie, musique), LFE renforçant les graves des ambiances (agressions de la bête) et de la musique

Notre avis

Image : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile rouge(5/5)
Mixage sonore : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile demi bleue(4,5/5)
Bonus : etoile rougeetoile rougeetoile rougeetoile griseetoile grise(3/5)
Packaging : etoile bleueetoile bleueetoile demi bleueetoile griseetoile grise(2,5/5)

IMDb : https://www.imdb.com/title/tt0237534/

 

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