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Banc d'essai vidéoprojecteur Mitsubishi HC3900

mitsu-3900-ouverture

Rapport qualité/prix : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-demi-rougeetoile-grise(3,55/5)
Prix : 1 990 euros

Un retour aux sources si l’on peut dire pour Mitsubishi avec cette gamme de vidéoprojecteurs mono DLP abordables, les HC3200, 3800 et 3900. Très proches techniquement et sur le plan cosmétique, nous avons choisi de tester le plus lumineux des trois : le HC3900.

Présentation, équipement et fonctions

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Pour cette année de transition dans le domaine de la vidéoprojection home-cinéma, le constructeur japonais a choisi de réinvestir le marché du mono DLP, après plusieurs années consacrées exclusivement à celui du tri LCD (voir notre test récent du HC6800). S’inspirant avec bonheur d’anciens modèles à succès (la fameuse série des HC3000), cette nouvelle mouture réactualisée et proche techniquement (connectique HDMI, look glossy noir, résolution full HD) est bien placée en terme de tarif, puisqu’on démarre à moins de 1000 € voire moins avec le HC3200. Le HC3900, objet du présent test, est toutefois le plus cher de la gamme, mais c’est aussi le plus lumineux : Mitsubishi annonce 3000 lumens, alors qu’en home-cinéma on a rarement besoin de plus de 1000 lumens et que la plupart des produits du marché délivre autour de 500 lumens… Alors, que faire de ces 3000 lumens? Le HC3900 est clairement ciblé « événements sportifs/ jeux vidéo », sa forte luminosité lui permettant de s’accommoder d’une ambiance éclairée voire de projeter en plein jour. Mais l’un n’empêche pas l’autre, car il s’avère que le HC3900 peut aussi projeter des films en ambiance sombre : nous allons découvrir tout cela plus en détails…

Construit autour de la puce « économique » de 0.65’’ de Texas Instruments, le HC3900 hérite aussi du traitement vidéo 10 bits propriétaire DDP3021 du fondeur texan, assez simple mais nous le verrons plutôt efficace : toutefois, point de 100 Hz ou d’anti-saccades ici. Décalé à gauche et bien caréné, l’objectif est à commandes manuelles et, bien que pourvu d’un zoom assez conséquent ( x1.5), il est dépourvu de tout « lens-shift » et surtout affublé d’un angle de sortie d’image très élevé ( environ 28°) ce qui obligera à soit plaquer le projecteur au plafond, soit à le poser très près du sol: des contraintes dont il faudra tenir compte pour le placement… Comptez entre 3.1 m et 4.6 m de recul pour faire une image de 2.20 m de base. La connectique est assez réduite mais complète avec une unique prise HDMI 1.3, auquel s’ajoute la panoplie habituelle des prises analogiques composite, composantes et s-vidéo et une entrée informatique au format VGA/Sub-D15. Une sortie trigger 12V permettra d’activer un écran électrique à la mise sous tension du projecteur, mais un autre aurait été utile pour activer une lentille anamorphique éventuelle, d’autant que le format d’image 2.35 existe dans les menus…

Coté exploitation on retrouve une fois encore les mêmes « modes gammas » identiques aux autres projecteurs Mitsubishi soit Auto, Cinéma, Sport et Vidéo, en lieu et place des habituels modes images. On dispose d’une possibilité limitée d’ajustement du gamma sur trois zones « bas /moyen/haut » en partant de l’un des trois modes par défaut, soit en totalité soit couleur par couleur (réglage à éviter sans outil de mesure !), puis de mémorisation dans deux modes Utilisateur. On dispose par ailleurs de quatre températures de couleur prédéterminées (Haute Luminosité, Haut, Moyen et Bas) et d’un mode Utilisateur avec ajustement des gains et offsets RVB pour calibrer l’échelle de gris. Le projecteur est enfin pourvu d’un Color Management (CMS) « 2D » (teinte/saturation) permettant théoriquement d’ajuster l’espace couleur, mais qui s’avère totalement inefficace dans la pratique…c’est dommage, car le gamut couleur par défaut est particulièrement éloigné des normes.

Nos mesures de luminosité - réalisées sur une mire 100 IRE à l’aide d’un luxmètre et moyennées sur 8 zones de l’image - révèlent d’emblée la très forte luminosité du HC3900 puisqu’on dépasse même la spécification constructeur avec 3142 lumens au maximum (mode haut de lampe, Brilliant Color sur 10, temp. de couleur sur Haute Luminosité). Dans les autres modes, le HC3900 reste très lumineux avec des valeurs mesurées entre 750 et 1680 lumens (voir le tableau ci-dessous). Evidemment, cette forte luminosité est synonyme de température de couleur très élevée et d’image très dégradée (doubles contours, bruit vidéo important, etc…). Mais pour regarder un évènement sportif ou jouer à un jeu vidéo en pleine journée : pourquoi pas ! Heureusement, si l’on choisi le mode gamma Cinéma (excellent, très régulier et idéal en valeur avec 2.33), qu’on laisse Brilliant Color sur Auto et enfin qu’on active le mode Bas de lampe, tout s’arrange... Le preset « Moyen » de température de couleur s’avère même excellent par défaut, et la calibration permet d’atteindre la quasi perfection sur le plan de l’échelle de gris : dommage que le gamut couleur ne soit pas réglable… Pour finir, le principal bémol : le contraste. Evalué à moins de 300 :1 calibré, c’est le talon d’Achille de ce projecteur, aux performances homogènes et très polyvalent à l’usage !

Menus de réglage et conseils de calibrage en vidéo

Nos essais

Définition

Définition

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DVDs Monstres et Compagnie, chapitre 4, Star Wars : Episode II, chapitre 6 et 7, Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l’Anneau, l’arrivée dans la Comté, BR Disc Casino Royale, chapitre 2

P.H. : En dépit de sa forte luminosité, c’est l’optique et la puce DMD 0.65’’ qui limiteront au final la taille de l’image à un peu plus de deux mètres sur ce modèle. Bonne sensation de définition en usage home-cinéma, mais les modes très lumineux entrainent bruit et artefacts à l’image : à n’utiliser que si nécessaire !

P.V. : Une image assez douce, surtout à partir de nos sources DVD. On obtient cependant une bonne impression de piqué à partir de films d’animation ou bien sûr de disques Blu-ray. Dans tous les cas de figures, il semble préférable de ne pas dépasser les 2,5 m de base d’écran pour conserver une définition digne du full HD auquel prétend ce projecteur.

Luminosité

Luminosité

vertical_limitDVD Vertical Limit, chapitre 7, DVD DTS n°7, extrait de Fast and Furious, BR Disc Baraka Chapitre final

P.H. : Avec plus de 700 lumens sur les modes cinéma et 2000 lumens sur le mode Haute Luminosité ce projecteur en a sous le pied et c’est évidemment son principal atout… a condition d’en avoir l’usage car les modes cinéma sont bien plus équilibrés!

P.V. : Point fort du modèle qui apporte incontestablement un gain subjectif en dynamique à l’image. Sauf environnement très lumineux, il semble préférable de conserver le mode éco et nos réglages préconisés… La perte de luminosité est très acceptable sur un écran de base moyenne et le gain en neutralité est lui plus que conséquent ! Nous n’avons constaté aucun effet de « brûlé » sur les scènes fortement éclairées…

Colorimétrie

Colorimétrie

mire

DVD Le Pacte des Loups, chapitre 6, La Planète au Trésor, chapitre 6

P.H. : C’est surtout du coté des teintes saturées que les défauts sont les plus visibles, avec des rouges qui tirent vers l’orangé et des verts un peu jaunâtres, des constatations subjectives qui confirment bien les mesures de gamut (hélas non réglable).

P.V. : Il est clair que l’on a déjà vu mieux en Gamut, mais la colorimétrie maintient une bonne régularité en fonction de l’éclairage des scènes. On aurait aimé plus de neutralité, de nuances (les verts virent un peu au jaune et les rouges tirent sur l’orangé) et un côté plus « saturé »… Les tons « chair » passent cependant avec réalisme.

Contraste

Contraste

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DVD Meurs un Autre Jour, chapitre 27, DVD Les Autres, chapitre 4, Le Seigneur des Anneaux : La communauté de l’Anneau, les caves de la Moria, BR Disc Casino Royale, chapitre 3 et 4

P.H. : Finalement, la technologie DLP et son coté bien « tranché » sauve la mise en mode Cinéma malgré un contraste natif bien modeste. L’excellent gamma donne certes une excellente lisibilité des scènes de nuit, mais les noirs tirent franchement sur le gris…

P.V. : Sur ce critère aussi, le HC3900 pourrait mieux faire… Les noirs manquent de profondeur avec un niveau qui reste toujours un peu élevé et va de fait à l’encontre de l’effet 3D des scènes de nuit. La bonne luminosité et le bon comportement du gamma sauvent cependant la mise, en particulier sur les programmes HD qui ne donnent jamais une impression « bouchées ».u.

Fluidité

Fluidité et traitement vidéo interne

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DVD DTS NTSC n° 3 : Trailer Titanic, extraits du DVD Coupe du Monde de Football : les Meilleurs Buts, DVD Le Pacte des Loups, chapitre 6. DVD Gladiator, chapitre 4.

P.H. : C’est une bonne surprise car finalement le traitement vidéo interne s’en sort bien, notamment avec les sources analogiques entrelacées en dépit de quelques effets d’escalier et zébrures dans les travellings…

P.V. : Comportement très correct sur tous nos programmes, d’origine vidéo ou film sur DVD… On constate une bonne stabilité générale et très peu de bougé sur les arrières plans des travellings. Ceci est à souligner du fait de l’absence de réglages spécifiques sur ce modèle qui tire bien son épingle du jeu. Mouvements très naturels sur tous nos extraits HD.

Nos Mesures

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Verdict

Notation

Notation

  • Luminosité : etoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-grise (4/5)
  • Colorimétrie : etoile-rougeetoile-rougeetoile-rougeetoile-griseetoile-grise(3/5)
  • Contraste : etoile-verteetoile-verteetoile-verteetoile-verteetoile-grise (4/5)
  • Fluidité / Traitement vidéo : etoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-bleueetoile-grise(5/5)

Avis de P.H. et P.V.

L'avis de P.H. et P.V.

Le HC 3900, qui reprend la base du HC 3800, est à la fois compact et bien proportionné, restant facilement transportable pour assurer une utilisation assez polyvalente, à la fois Power Point et home-cinéma sous un même châssis noir « glossy » de 3,5 kg. Placé sous la barre des 2 000 euros, ce projecteur full HD 1080, intégrant une matrice DLP de 0,65 pouce 12° LVDS avec une roue chromatique cinq segments et une traitement Texas Instrments, a en effet de quoi séduire… D’abord sa lampe de 230 W (190 W en mode éco) assure une excellente luminosité qui permet de renforcer cette polyvalence lors de projection en plein jour de programmes du type sport ou jeux vidéo. Sa connectique ne fait pas dans le pléthorique mais tout est là, en particulier une HDMI 1.3, une composante YCrCb et une Sub-D15. Il y a même un trigger 12VDC pour subordonner un écran motorisé ( un second aurait été bienvenu pour une lentille désanamorphosante). Dans cette classe de prix, les réglages optiques restent bien sûr manuels et si l’objectif zoom assure une amplitude correcte (1,5 :1), son angle de projection est trop élevé et impose soit une fixation plafond, soit un positionnement directement au sol, d’autant qu’il n’y a aucune possibilité de lens shift pour corriger le tir ! Dans tous les cas, il faut aussi tenir compte du décalage physique latéral de l’objectif. Le traitement vidéo interne reste aussi d’excellente qualité malgré l’absence du 100 Hz et de circuit anti-saccades désormais communs sur tous les produits dédiés home cinéma. Les résultats objectifs confirment le bon compromis trouvé par Mitsubishi sur le mode choisi. Si la calibration assure une excellente balance des blancs sur toute l’échelle de gris, on peut regretter l’inefficacité du Color Management qui ne permet pas de corriger les dérives constatées sur le diagramme CIE. Sinon, le mode éco de la lampe, largement suffisant dans la majorité des cas, permet à la fois d’économiser la lampe, donnée alors pour 5 000 heures (2 ans de garantie), et le bruit de ventilation assez discret dans ce cas (donné pour 25 dBA). Le projecteur lui-même est garanti 5 ans, ce qui n’est pas négligeable sur ce type d’achat… Un produit assez ouvert fonctionnellement et doté d’un bon rapport prestations/prix

Plus et moins

Nous avons aimé

  • La forte luminosité, conférant une très bonne polyvalence au produit.
  • Le bon traitement vidéo interne
  • La bonne colorimétrie d’origine

Nous aurions apprécié

  • Un prix plus doux par rapport au HC3800
  • Un meilleur contraste natif
  • Un traitement 100 Hz/ anti-saccades
  • Un Color Management opérationnel
  • Une seconde sortie trigger

Spécifications

Données constructeurs

  • Type : vidéoprojecteur à technologie mono DLP 0.65’’
  • Résolution : 2073600 pixels (1920x1080)
  • Connectique : 1x vidéo composite (1x RCA), 1x Y/C (1xUshiden), 1 composantes YPrPb (3xRCA), 1x RVBHV/YPrPb (1xsub-D15), 1x RVB numérique/YCrCb/HDCP( 1xHDMI 1.3), 1x RS-232 (1xDIN), 1 trigger 12v (1xmini-jack)
  • Luminosité : 3000 lumens ANSI
  • Contraste : 2000:1 full on/off
  • Lampe : 230 W UHP (5000 heures en mode éco, référence VLT-HC3800)
  • Bruit : 25 dB (mode éco)
  • Compatibilités : PAL, SECAM, NTSC, 1080i, 720p, 576p, 576i, 480p, 480i, 1080p50/60/24 via HDMI uniquement.
  • Dimensions : 345x270x129(mm)
  • Poids : 3.6 kg
  • Prix indicatif : 1990 euros
  • Origine : Japon

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Commentaires   

#1 Guest 25-08-2011 22:46
Bonjour
Je possède actuellement un projecteur HC 3800 et pendant la projection de la TNT au moyen d'un adaptateur Toshiba mon image est perturbé par des flash.Comment les supprimer?J'ai fais beaucoup d'essai sans résultats.Peut être connaissez vous ce problème.
Vous remerciant de votre réponse,Cordialement
Jean-Louis