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Test Lomography Neptune Convertible Art Lens System : une optique photo manuelle modulaire, originale et ludique

Neptune convertible art system test

Lomography, la firme autrichienne qui s’est longtemps distinguée avec ses appareils lo-fi n’a jamais peur de jouer la carte de l’originalité. Et encore une fois la marque réussit à se distinguer dans un paysage photographique un peu morose. Cette fois-ci, il n’est plus question d’un appareil photo argentique ou de photo instantanée, mais d’une nouvelle optique, modulaire, qui apporte un petit vent de fraicheur en allant dépoussiérer une innovation qui date des origines mêmes de la photographie : le système d’optiques convertibles de Charles Chevalier datant de 1840. Basé sur un schéma optique des années 1960, le Neptune Convertible Art Lens System est composé d’une base optique à laquelle viennent s’associer des blocs de lentilles interchangeables, pour former soit un 35mm f/3.5, soit un 50mm f/2.8 ou encore un 80mm f/4.

Le packaging est, comme toujours chez Lomography, très étudié. Le Neptune Convertible Art est présenté dans une belle boite. En l’ouvrant on y trouve, outre la notice, un étui en cuir, la base optique arrière, les trois éléments optiques avant, leurs caches, des plaques d’ouverture et un adaptateur macro.

Neptune convertible art system 11

La construction du Lomo Neptune Convertible Art est particulièrement soignée. Entièrement réalisée en métal, chaque partie dégage une impression de solidité. Une fois assemblée, l’optique s’emboîte parfaitement sans aucun jeu et la mise au point, manuelle, s’avère particulièrement agréable et fluide. Le système de réglage d’ouverture continu et sans butée a le mérite d’être parfaitement silencieux et contribue à l’impression de mécanique bien huilée, même si ses avantages à l’usage ne sont pas évidents. Cela ne fait aucun doute, le Neptune Convertible Art, totalement mécanique et dénué de toute pièce électronique. Il est fait pour durer et saura résister aux épreuves du temps.

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Une fois montée sur notre Canon 6D, le Neptune Convertible Art détonne. D’une esthétique très steampunk, l’optique se marierait certainement mieux avec un appareil photo hybride néo-retro à la mode, comme le XT-20 de Fujifilm, pour lequel une bague d’adaptation existe. Quoi qu’il en soit, l’engin une fois monté interpelle, et le premier péquin venu remarquera qu’il ne s’agit pas d’une optique ordinaire. Une fois le module arrière fixé sur le boitier, il est très simple de permuter les éléments optiques avants, qui s’avèrent très peu encombrants, avec l’avantage indéniable que la base arrière protège le capteur de toute poussière indésirable lors des changements de focales.

Neptune convertible art system 6

Optiquement, le Lomo Neptune Convertible Art s’est montré convaincant et offre une belle qualité d’image. Si les optiques font preuve de très peu de distorsion ou d’aberrations chromatiques, elles sont par contre sujettes au flair. Un léger vignetage est présent à pleine ouverture, mais disparait très vite. Les optiques sont globalement précises : elles sont bien piquées au centre et un peu plus molles sur les bords à pleine ouverture. Globalement, elles révèlent leur plein potentiel une fois le diaphragme un peu plus fermé. Alors certes l’ouverture maximale est un peu décevante, et un cran en-dessous de ce que l’on trouve sur des optiques fixes, mais comme il s’agit d’optiques manuelles, une ouverture plus importante n’aurait de toutes façons pas été facile à dompter. Mais quand même… Pour faire passer la pilule on pourra toujours se rabattre, c’est devenu une habitude chez Lomography, sur les plaques spéciales qui viennent s’intercaler entre la base et l’optique pour modifier la forme du bokeh à sa guise. Nous c’est pas trop notre truc.

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Comparé à un zoom transtandard, le Lomo Neptune Convertible Art System pêche également un peu au grand angle. Un 35 mm c’est bien, mais un 24 mm c’est mieux ! C’est même à nos yeux de photographe de reportage un vrai point de déception. D’autres cependant ne s’en formaliseront pas autant.

A l’usage, le Neptune Convertible Art s’est révélé très agréable. La bague de mise-au-point est un vrai régal, et confère un coté très ludique. Attention quand même pour les possesseurs de reflex, l’acquisition d’un verre de visée dépoli est quand même préférable, surtout si vous n’avez pas des yeux de lynx. Les possesseurs d’appareil photo hybride pourront pour leur part tirer profit de la fonction focus peaking de leur boitier pour réaliser une mise-au-point parfaite.

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Le gain en compacité du concept d’optique convertible, à mi chemin entre le zoom et les focales fixes, est intéressant mais pas à toute épreuve. Si le faible encombrement des éléments optiques avant permet de les apporter facilement partout avec soi et de les permuter à l’envie, l’écosystème se montre moins à son avantage quand il s’agit de le trimballer avec d’autres optiques. Du coup, l’absence de solution vraiment grand angle, comme un 24 mm, peut parfois se faire sentir. Bonne nouvelle, un élément optique avant supplémentaire de type fish-eye, qui compléterait intelligemment l’écosystème Neptune, serait à l’étude.

Conclusion :

Alors si le Lomo Neptune Convertible Art est convaincant optiquement, forme un écosystème original plutôt réussi et évolutif, est conçu pour résister aux épreuves du temps et s’avère ludique à l’usage, il reste un dernier point à évoquer : celui du prix. Disponible à 1000 € sur la boutique en ligne de Lomography, le Neptune Convertible Art System n’est pas vraiment donné. Véritable écosystème proche de l’autosuffisance, ce n’est pas un achat à envisager à la légère. Il se destine aux amoureux de la mise-au-point manuelle qui cherchent un objet remarquable fait pour durer et pour qui l’approche originale et ludique de la photographie prime sur une approche centrée sur le duo précision de la mise-au-point et très grande ouverture.

Notes du Neptune Convertible Art System :

  • Construction : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleue 5/5
  • Ergonomie : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile grise 4/5
  • Polyvalence :  etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile griseetoile grise 3/5
  • Qualité optique : etoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile orangeetoile grise 4/5
  • Intérêt : etoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile bleueetoile grise 4/5

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Spécification du Neptune Convertible Art Lens System

  • Focales : 35mm, 50mm, 80mm, groupe convertible d’éléments avant
  • Ouverture via un diaphragme à iris : 35mm: f/3.5, étendue - f/22 , 50mm: f/2.8 - f/22, 80mm : f/4 - f/22, étendue  
  • Champ de vision : 35mm: 46°, 50mm: 63°, 80mm: 30°
  • Distance minimale de mise au point : 35mm : 0.25m, 50mm : 0.4m, 80mm : 0,8mm
  • Composition du système : base de 3 éléments en 3 groupes ; objectifs : 4 éléments en 4 groupes pour chaque focale
  • Montures disponibles : Canon EF, Nikon F ou Pentax K
  • Contacts électroniques : non
  • Mécanisme de la mise au point : hélicoïdal


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Mots-clés: Lomography

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