Dali iO-4 et iO-6 : comment concevoir des bons casques sans fil et antibruit de qualité Hifi

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À la fois frères ennemis et produits complémentaires, casques audio et enceintes acoustiques présentent deux philosophies d’écoute qui possèdent chacune leurs contraintes et spécificités. Aussi un bon concepteur d’enceintes ne fait-il pas forcément un bon concepteur de casques. Peu de marques Hifi s’y sont essayées vraiment sérieusement, et très peu ont véritablement créé des casques audio de référence. L’erreur principale est de prendre les casques pour des mini-enceintes, de simples modèles réduits de haut-parleurs large-bande sans tenir compte des innombrables différences. Pour un résultat convaincant, il faut forcément réapprendre à concevoir un nouveau produit de A à Z.
Dali, marque réputée dans le domaine des enceintes Hifi, s’attaque à ce défi avec les casques iO-4 et iO-6. Elle nous partage son travail d’apprentissage et sa démarche pour concevoir cette toute nouvelle gamme de produits nomades. Le constructeur présente ainsi deux produits très ambitieux avec la ferme volonté de concilier casque Bluetooth et audiophilie.

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Fondée en 1983, la marque Dali s’est depuis spécialisée dans les enceintes audio de toutes sortes. Ne négligeant aucune gamme, le constructeur navigue de la plus petite enceinte Bluetooth Dali Active jusqu’à la gamme ultra-audiophile Epicon. Son savoir-faire en la matière n’est plus à démontrer, mais Dali veut voir plus loin. Impossible alors d’ignorer le secteur du casque audio, dont les chiffres de ventes n’en finissent plus d’exploser.

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Mais contrairement à ce que son ADN pourrait laisser croire, Dali ne se contente pas de rester enfermé dans un salon avec une gamme de casques Hifi. La musique s’écoute principalement sur smartphones, il faut suivre la tendance pour y apporter son empreinte audiophile. C’est ainsi que la marque lance ses deux premiers casques Bluetooth, Dali iO-4 et Dali iO-6 (voir article ON-mag déjà publié). Basés sur un socle commun, ils ne se distinguent que par la présence d’une solution de réduction de bruit active sur le modèle iO-6.

L’expérience pour mieux réapprendre

La marque est parfaitement honnête sur ses premiers a priori : elle pensait tout d’abord qu’un casque n’était pratiquement qu’un bandeau avec deux haut-parleurs accrochés près de la tête, qu’une reprise d’un design d’enceinte suffisait ou presque. Partant fleur au fusil, Dali est logiquement passé par une phase de réapprentissage. La marque a ainsi dédié une équipe entière à la recherche et au développement de ces nouveaux produits, ce qui lui a permis de travailler sur absolument chaque pièce afin de maîtriser tous les aspects de ses casques audio. Dali explique sa démarche point par point à travers quelques grands axes. Les performances sonores en constituent évidemment le point d’orgue.

Confort et durabilité

Suivant la tendance de la majorité des casques, Dali propose une architecture circum-auriculaire (les coussinets entourant l’oreille). Plus volumineuse et un peu plus lourde qu’une topologie supra-aurale (reposant sur l’oreille), elle offre néanmoins un bien meilleur confort et potentiellement une meilleure sonorité. L’intérêt est également de ne dépendre que très peu des formes et tailles très variables d’oreilles, mais également de placer des transducteurs plus larges en amont (nous y reviendrons dans la partie sonore). Pour ce faire, Dali utilise des mousses à mémoire de forme et des coussinets en similicuir, un assemblage plus doux et plus respirant qu’un combo mousse classique et coussinets en cuir. Même ainsi, Dali précise bien que de très nombreux prototypes ont été nécessaires pour parvenir à un résultat satisfaisant.

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Sans parler de fabrication en tant que telle, la marque préfère parler de durabilité du produit, un terme un peu mis de côté avec les modèles Bluetooth. Aucune révolution n’était vraiment nécessaire pour Dali, mais plutôt une sélection des meilleures idées déjà existantes pour résister à la vie nomade. Les Dali IO-4 et IO-6 combinent ainsi un système de pivot des oreillettes à 90°, un revêtement de l’arceau en silicone, ainsi qu’un système de montage en baïonnette pour les coussinets permettant un remplacement facile. Les casques de Dali sont faits pour vivre et se confronter au nomadisme et non pour rester à trôner dans un salon, la marque ne s’en cache donc pas.

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Interface éprouvée et connectivité HD

Pour un casque audio, un choix s’impose toujours quant à l’expérience utilisateur. Il n’existe pas de recette magique entre l’utilisation de boutons et le tactile. Dali choisit toutefois de privilégier le modèle éprouvé du « tout-bouton ».

Ses casques arborent trois boutons sur la coque : un large bouton central (sur le logo) pour la navigation (un, deux ou trois clics), un bouton sur la partie basse de l’anneau pour diminuer le volume, un bouton sur la partie haute de l’anneau pour augmenter le volume. Deux derniers petits boutons localisés sur la tranche permettent respectivement de procéder à l’allumage/appairage, et au réglage de l’ANC sur le modèle IO-6. Les deux casques intègrent une assistance vocale permettant d’indiquer l’état de la connexion, le niveau de batterie ou encore le mode de réduction de bruit utilisé (seulement sur l’IO-6). Cette configuration générale permet de ne pas se tromper dans l’utilisation de trop nombreux boutons mal disposés, mais également de garder un contrôle en toute circonstance. Une légère pluie ou l’utilisation de gants rendrait par exemple l’utilisation du tactile très compliquée. De même, des boutons de navigation et de volume trop nombreux et dispersés rendraient la tâche fastidieuse.

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La connectivité est également primordiale. Les IO-4 et IO-6 offrent un très large éventail de possibilités en la matière. La connectivité en Bluetooth reste la base d’utilisation assumée, avec une puce Bluetooth 5.0 prenant en charge les codecs SBC, AAC, AptX et même AptX HD. Mais il est également possible de faire fonctionner les deux modèles en filaire, que ce soit en mode actif (casques allumés) ou passif (casques éteints). La cerise sur le gâteau réside dans la possibilité de connexion en USB, ce qui permet un branchement directement en numérique, en utilisant la puce de traitement du casque.

Approche sonore dans la pure veine audiophile

Véritable centre émotionnel du modèle, la partie sonore est clairement le point qui nous impressionne le plus. Avant même d’évoquer des détails techniques, notre attention se porte sur l’utilisation d’un très large transducteur free-edge (système à suspension réduite) de 50 mm avec membrane en fibre de papier. La norme sur les casques Bluetooth, même haut de gamme, est pratiquement toujours de 40 mm voire moins. Cette surface supérieure d’environ 50% combinée à la très grande aisance de la fibre de papier dans les basses fréquences laissent présager une qualité irréprochable dans le bas du spectre. Pour parfaire cette approche, les possibilités d’égalisation offertes par un modèle actif (utilisant une électronique intégrée) permettent à Dali de régler au mieux la sonorité voulue. La marque la définit ainsi comme très détaillée et claire tout en étant reposante. En ce sens, l’utilisation d’une membrane papier est parfaitement cohérente, les problèmes d’agressivité ou de sibilance des membranes métal type titane sont presque impossibles ici.

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Là encore, la marque s’est servi de son expérience dans le secteur des enceintes Hifi tout en s’adaptant à ce nouveau support. Elle définit ainsi trois points pour assurer une qualité maximale - des points simples mais pas toujours suivis dans l’industrie :

  • Le transducteur : Ici un modèle de 50 mm avec membrane papier particulièrement ambitieux.
  • Le contrôle des fuites de son : principalement dues à une mauvaise architecture des coussinets. Celle-ci peut mener à la fois à une mauvaise isolation, mais également à une réponse dans les basses dramatiquement plus faible, de l’ordre de 20 dB (soit 100 fois moins forte). La marque a ainsi concentré ses efforts sur ce point précis pour éviter toute déperdition et tout déséquilibre possible entre l’écouteur droit et l’écouteur gauche.
  • Matériaux et design de la chambre acoustique : tout comme pour une enceinte fermée, une coque de casque doit être la plus rigide et la moins sujette aux vibrations possible, tout en évitant les phénomènes d’ondes stationnaires. Les Dali IO-4 et IO-6 suivent cette voie en ajoutant une unité d’amortissement interne entre le transducteur et la paroi interne de la coque.

Modernité et autonomie de coureur de fond

Pour l’électronique, Dali reste dans l’optique de fournir le plus de modernité possible. Les deux casques sont propulsés par une batterie de 1100mAh, ce qui permet d’atteindre une autonomie très impressionnante : respectivement 30 h pour l’IO-6 (avec réduction de bruit) et 60 h pour l’IO-4. Ces deux modèles rejoignent donc les meilleurs dans ce domaine.

La captation en main-libre est assurée par un système de microphones intégrés avec algorithme de réduction de bruit CVC pour isoler efficacement la voix.

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L’IO-6 est quant à lui pourvu d’un système de réduction de bruit active, le seul point (mais de taille) le différenciant vraiment de l’IO-4. Celui-ci peut s’appuyer sur les très larges transducteurs et leur membrane en fibre de papier, encore une fois un type de haut-parleur pouvant descendre très bas sans difficulté. Cette réduction, à l’image de celle prodiguée par les casques récents, utilise trois curseurs de fonctionnement : Allumé, Retour Sonore, et Eteint. Le mode allumé permet de déclencher la réduction de bruit. Le mode retour sonore utilise les microphones du casque pour reproduire les sons atténués par l’isolation passive (les coussinets) du casque afin de ne plus se couper du monde. Le mode désactivé le fait devenir un « simple » casque Bluetooth comme l’IO-4 tout en augmentant drastiquement son autonomie.

Les casques Dali IO-4 et Dali IO-6 seront disponibles très prochainement aux prix respectifs de 300 euros et 400 euros. Les deux modèles sont déclinés en noir/métal, et blanc crème/caramel.  

Spécifications 

  • Type : casque Bluetooth circum-auriculaire
  • Réduction de bruit active (IO-6 uniquement)
  • Entrées audio : Bluetooth (sans fil), Jack 3.5 mm, USB-C
  • Puce Bluetooth 5
  • Codecs supportés : SBC, AAC, AptX et AptX HD
  • Transducteurs : 50 mm free-edge à membrane en fibre de papier
  • Réponse en fréquence : 10 Hz -20 kHz
  • SPL Max : 100 dB
  • Sensibilité (pour 95 dB à 500 Hz) : 200 mV en passif (éteint) / 150 mV en actif (allumé)
  • Impédance : 25 Ohms
  • Navigation : boutons de navigation et volume sur la coque droite, boutons marche/arrêt et réglage de la réduction de bruit sur la tranche droite (IO-6 uniquement)
  • Autonomie : 30 h (IO-6 avec ANC activé) et 60 h (IO-4)
  • Poids : 320 g (IO-4), 325 g (IO-6)
  • Accessoires fournis : câble USB-C, câble jack 3.5 mm, pochette de transport type string bag (uniquement IO-4), boîte de rangement (uniquement IO-6), adapteur prise avion (uniquement IO-6)
  • Finitions : noir et métal, blanc crème et caramel

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