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"Deep End" au cinéma en version numérique HD restaurée

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Notre avis : etoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-orangeetoile-orange(5/5)

de Jerzy Skolimovski (1970)
RFA / USA
Durée : 1h31’
Couleurs, 1.85: 1

Le metteur en scène Jerzy Skolimovski a été l’un des invités d’honneur du festival Paris Cinéma, dont la 9ème édition s'est déroullé du 2 au 13 juillet 2011. Pour la première fois en France, on a pu voir une rétrospective intégrale de son œuvre en sa présence (Signes particuliers : néant, Walkover, La Barrière, Le Départ, Deep End, Roi dame valet, Haut les mains, Travail au noir, Quatre nuits avec Anna, Essential Killing).

La restauration numérique de « Deep End » a été effectuée par Bavaria Media en coopération avec Cinepostproduction et ce film est au cinéma à partir du 13 juillet 2011 en copies neuves et numérique 2K.

Le film de Jerzy Skolimovski, « Deep End » (rien à voir avec la série télévisée américaine éponyme, qui a fini avant presque de commencer) est un film très touchant, très émouvant sur la rencontre entre un adolescent de quinze ans, gauche et timide, Mike, (John Moulder-Brown) et une beauté rousse flamboyante, Susan, jouée par Jane Asher. Plus âgée que lui, plus cynique et déjà désabusée (elle arrondit ses fins de mois avec des clients de l’établissement de bains où elle travaille), elle fascine le nouvel employé, qui l’idéalise, en tombant amoureux d’elle dans une relation ambiguë d’attirance-répulsion. Très vite, il devient lourd et un diamant perdu dans la neige va les rapprocher, hélas, définitivement.

Un film aux couleurs somptueuses (Jerzy Skolimovski est peintre, et ça se voit) pour dépeindre les émois d’une jeunesse désargentée dans le grand bain (deep end) de la vie. Car c’est aussi un film sans complaisance sur la réalité sociale de l’Angleterre et la réalité psychologique d’un jeune homme pris entre l’idéal et le sordide. L’interprétation, aussi bien des personnages principaux (John Moulder-Brown et Jane Asher) que des secondaires (Diana Dors en cliente hystérique, Erica Beer en collègue vacharde, Louise Martini en prostituée dans le plâtre) est limpide, évidente, claire, comme improvisée, avec un sens de l’humour et de la dérision très britannique. Mais on sait que bien des Polonais, comme Jerzy Skolimovski ou Roman Polanski, sont des Britanniques qui s’ignorent.

La photographie de Charly Steinberger est lumineuse. La musique de Cat Stevens et du groupe Can imprègne ce film beau et désespéré, comique et tragique, fantastique et réaliste sur le désir, la frustration, le sexe et la mort. Un très beau film.


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