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Coronavirus : des robots pour lutter contre la pandémie

Coronavirus chine robot

Menace majeure, la contamination des personnels soignants est l’un des pivots de la pandémie de COVID-19. En Chine, à Taïwan, à Singapour, en Thaïlande, des robots se font peu à peu leur place pour effectuer une partie du travail des infirmiers ou aides-soignants. Certains sont dotés de bras et d’écrans tandis que d’autres ressemblent à de simples piliers équipés. Pour l’instant, ils servent principalement à distribuer des médicaments ou de la nourriture, à prendre certaines constantes ou à nettoyer les locaux, quand ce n’est pas à détecter les malades dans l’espace public.

Des fonctionnalités déjà connues

Hélas il n’y a pas encore de robots médecins ou chirurgiens qui viendront directement guérir ou soigner les patients. L’aspirateur automatique, on connaissait. Le robot domestique capable de transporter un objet ou de répondre à un ordre simple aussi. Ne parlons pas des drones à nacelle disponibles depuis longtemps sur le marché des loisirs ou des tensiomètres et thermomètres automatiques déjà utilisés dans certains hopitaux...

Les robots déployés dans le contexte de la pandémie de coronavirus appliquent des gestes simples dans les hôpitaux ou les zones de quarantaine pour diminuer la contamination interhumaine et faire face à d’éventuelles pénuries de personnel. Et l’utilisation de robots a été mise en place presque exclusivement en Asie. Si on exclut les robots roulants utilisés dans les rues, c’est souvent à titre expérimental ou dans des secteurs limités des établissements de santé que les nouvelles machines sont déployées.

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Une débauche de robots en Chine qui inspire les pays voisins

C’est dans l’espace public en Chine que l’emploi de robots est le plus diversifié : des chars vérifient la température des piétons dans les rues, des drones livrent des médicaments dans certaines zones de quarantaine et les caméras de surveillance automatisées localisent les comportements à risque. À Wuhan, un hôpital de campagne destiné à diagnostiquer les patients et désormais fermé, aurait été pendant un temps entièrement géré par des robots. À Taïwan, qui reste relativement épargné par le virus, des élèves de six à douze ans ont mis au point un robot capable de laver les mains des patients.

Plus au sud, en Thaïlande, une collaboration entre l’entreprise de télécommunication AIS et la faculté de médecine de Chulalongkorn a permis de lancer un robot connecté 5G pour les consultations médicales à distance. Il doit se voir ajouter une connexion en réseau avec des tensiomètres, thermomètres et autres appareils de mesures pour prendre en charge des groupes de patients et transmettre les résultats aux personnels médicaux. La création thaïlandaise ressemble fortement au robot de consultation médicale élaboré par l’université de Tsinghua à Pékin et pour l’instant utilisé à titre expérimental à Wuhan. Rendu opérationnel en un temps record, ce robot polyvalent est capable de réaliser la prise de tension, l’auscultation cardiaque et respiratoire voire des prélèvements dans le nez ou la gorge. Mais peu de modèles sont pour l’instant déployés en raison de leur coût élevé.

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Des robots quadrilingues à Singapour

À Singapour, un robot nommé Beampro peut interagir avec des patients hospitalisés, et ce dans les quatre langues du pays : tamoul, malais, mandarin et anglais. Le robot maîtriserait même le singlish, créole local à base d’anglais intégrant des mots chinois et malais. Ce serait également le cas du robot nettoyeur Lionsbot, destiné à désinfecter les locaux fréquentés par de potentiels malades du COVID-19.

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Pas de (gros) coup de com des géants occidentaux de la technologie médicale ou de l’intelligence artificielle

La pandémie de coronavirus n’a pas pour l’instant suscité de coups de communication publique des géants de la technologie médicale de pointe tels que Medtronic, Siemens Healthineers ou encore Intuitive Surgical - des entreprises qui élaborent notamment des robots dans le domaine chirurgical. On se doute par ailleurs que les gouvernements qui en ont les moyens utilisent l’intelligence artificielle pour projeter et tenter d’anticiper les effets de la pandémie. De son côté, Google élaborerait un site internet pour aider les personnes à déterminer si un test de coronavirus est justifié dans leur cas, et les orienter vers le centre de test le plus proche. Mais la firme nord-américaine reste discrète sur cette initiative et pense pour l’instant limiter le rayon d’action du projet aux environs de son siège californien.

Vidéo de la chaîne chinoise CGTN sur les robots distributeurs de médicaments dans les hôpitaux

Images : Nikkei Asian Review, Bangkok Post, Bangkok Post et Wall Street Journal


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Mots-clés: coronavirus

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